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Ménopause précoce 1 femme touchée sur 100

Ménopause précoce 1 femme touchée sur 100
 

L’arrêt des menstruations ne survient en principe qu’à la cinquantaine. Malheureusement, 1 % des femmes de moins de 40 ans sont victimes de cette insuffisance ovarienne prématurée.

 

Ce n’est souvent qu’après plusieurs tentatives infructueuses d’avoir un enfant que le diagnostic tombe : insuffisance ovarienne prématurée (IOP). Cette pathologie méconnue est plus communément appelée « ménopause précoce ».

Des ovaires à l’arrêt

Toutes les femmes connaissent une interruption de leur activité ovarienne entre 45 et 55 ans, la moyenne étant située à 52 ans. Certaines sont d’ailleurs déjà en « périménopause » à 43 ans. Rien d’anormal là-dedans. En revanche, lorsque l’absence de règles, les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale, les sueurs nocturnes, la baisse de la libido ou encore l’irritabilité et les troubles de l’humeur – tous les symptômes classiques de la ménopause en somme – surviennent avant 40 ans, voire à seulement 30 ans dans certains cas, c’est le signe d’une maladie : la ménopause précoce. Une prise de sang montrant un taux faible d’oestrogènes et un taux élevé d’hormones FSH suffit au gynécologue pour confirmer le diagnostic. Cette pathologie est alors d’autant plus difficile à accepter qu’elle va de pair avec une infertilité puisque l’absence de sécrétion ovarienne empêche d’envisager une grossesse. Sans compter qu’une femme ménopausée a davantage de risques de développer des maladies cardiovasculaires et de souffrir d’ostéoporose. Or, on estime qu’1 % des femmes de moins de 40 ans sont touchées et 0,1 % des moins de 30 ans.

Une origine inconnue

De multiples facteurs peuvent provoquer cette ménopause précoce. C’est notamment le cas de certaines opérations chirurgicales comme l’ablation des ovaires ou la chimiothérapie prescrite dans le cadre d’un traitement contre le cancer. Mais des maladies telles que la varicelle, la rubéole ou les oreillons peuvent aussi être en cause. Sans oublier l’impact des anomalies génétiques, des dysfonctionnements endocriniens et des facteurs héréditaires. Par ailleurs, d’après une récente étude publiée dans la revue médicale Human Reproduction, les femmes en sous-poids à 18 ans auraient 50 % de risques supplémentaires d’être touchées par la ménopause précoce que celles ayant un poids normal. Le risque grimperait même à 60 % à l’âge de 35 ans. Si les causes peuvent donc être multiples, l’origine de la maladie reste toutefois inconnue dans 85 % des cas.

Avancer malgré tout

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À l’instar de la ménopause classique, sa version précoce se traite en fonction des symptômes. La prise d’hormones de substitution (THS) peut ainsi pallier la carence de l’organisme pour diminuer l’inconfort de la patiente et éviter les divers désagréments liés à la baisse de ses hormones sexuelles. Ce traitement à base d’oestrogènes et de progestérone joue en outre un rôle protecteur au niveau cardiovasculaire et limite l’ostéoporose. Quant aux femmes qui supportent mal les THS ou qui ne peuvent pas en bénéficier, notamment parce qu’elles sont atteintes d’un cancer du sein ou de phlébite, elles peuvent se tourner vers des alternatives naturelles. L’homéopathie atténue alors efficacement les symptômes.

En ce qui concerne l’infertilité consécutive à cette interruption ovarienne prématurée, il n’y a malheureusement pas de miracle. Bien que 5 % des femmes parviennent tout de même à tomber enceintes grâce à un sursaut d’activité de leurs ovaires, les traitements de stimulation de l’ovulation sont de peu d’utilité et restent le plus souvent inefficaces.

Grâce aux progrès de la science, tout n’est pas perdu pour autant. En 2016, des chercheurs grecs ont en effet testé avec succès un mélange concentré d’un plasma riche en plaquettes, d’ordinaire utilisé pour les traumatismes liés au sport et ici injecté dans les ovaires, afin de stimuler la régénération des tissus. Six mois après l’injection, une patiente de 40 ans, ménopausée depuis cinq ans, a pu avoir à nouveau ses règles et produire des ovules qui ont ensuite été fertilisés in vitro.


 

Ce n’est souvent qu’après plusieurs tentatives infructueuses d’avoir un enfant que le diagnostic tombe : insuffisance ovarienne prématurée (IOP). Cette pathologie méconnue est plus communément appelée « ménopause précoce ».

Des ovaires à l’arrêt

Toutes les femmes connaissent une interruption de leur activité ovarienne entre 45 et 55 ans, la moyenne étant située à 52 ans. Certaines sont d’ailleurs déjà en « périménopause » à 43 ans. Rien d’anormal là-dedans. En revanche, lorsque l’absence de règles, les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale, les sueurs nocturnes, la baisse de la libido ou encore l’irritabilité et les troubles de l’humeur – tous les symptômes classiques de la ménopause en somme – surviennent avant 40 ans, voire à seulement 30 ans dans certains cas, c’est le signe d’une maladie : la ménopause précoce. Une prise de sang montrant un taux faible d’oestrogènes et un taux élevé d’hormones FSH suffit au gynécologue pour confirmer le diagnostic. Cette pathologie est alors d’autant plus difficile à accepter qu’elle va de pair avec une infertilité puisque l’absence de sécrétion ovarienne empêche d’envisager une grossesse. Sans compter qu’une femme ménopausée a davantage de risques de développer des maladies cardiovasculaires et de souffrir d’ostéoporose. Or, on estime qu’1 % des femmes de moins de 40 ans sont touchées et 0,1 % des moins de 30 ans.

Une origine inconnue

De multiples facteurs peuvent provoquer cette ménopause précoce. C’est notamment le cas de certaines opérations chirurgicales comme l’ablation des ovaires ou la chimiothérapie prescrite dans le cadre d’un traitement contre le cancer. Mais des maladies telles que la varicelle, la rubéole ou les oreillons peuvent aussi être en cause. Sans oublier l’impact des anomalies génétiques, des dysfonctionnements endocriniens et des facteurs héréditaires. Par ailleurs, d’après une récente étude publiée dans la revue médicale Human Reproduction, les femmes en sous-poids à 18 ans auraient 50 % de risques supplémentaires d’être touchées par la ménopause précoce que celles ayant un poids normal. Le risque grimperait même à 60 % à l’âge de 35 ans. Si les causes peuvent donc être multiples, l’origine de la maladie reste toutefois inconnue dans 85 % des cas.

Avancer malgré tout

men01

À l’instar de la ménopause classique, sa version précoce se traite en fonction des symptômes. La prise d’hormones de substitution (THS) peut ainsi pallier la carence de l’organisme pour diminuer l’inconfort de la patiente et éviter les divers désagréments liés à la baisse de ses hormones sexuelles. Ce traitement à base d’oestrogènes et de progestérone joue en outre un rôle protecteur au niveau cardiovasculaire et limite l’ostéoporose. Quant aux femmes qui supportent mal les THS ou qui ne peuvent pas en bénéficier, notamment parce qu’elles sont atteintes d’un cancer du sein ou de phlébite, elles peuvent se tourner vers des alternatives naturelles. L’homéopathie atténue alors efficacement les symptômes.

En ce qui concerne l’infertilité consécutive à cette interruption ovarienne prématurée, il n’y a malheureusement pas de miracle. Bien que 5 % des femmes parviennent tout de même à tomber enceintes grâce à un sursaut d’activité de leurs ovaires, les traitements de stimulation de l’ovulation sont de peu d’utilité et restent le plus souvent inefficaces.

Grâce aux progrès de la science, tout n’est pas perdu pour autant. En 2016, des chercheurs grecs ont en effet testé avec succès un mélange concentré d’un plasma riche en plaquettes, d’ordinaire utilisé pour les traumatismes liés au sport et ici injecté dans les ovaires, afin de stimuler la régénération des tissus. Six mois après l’injection, une patiente de 40 ans, ménopausée depuis cinq ans, a pu avoir à nouveau ses règles et produire des ovules qui ont ensuite été fertilisés in vitro.


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