fbpx

Devoirs du soir, la corvée !

Devoirs du soir, la corvée !

Tous les soirs après l’école, c’est le même rituel avec les enfants : goûter et devoirs. Un rituel qui se transforme parfois en corvée pour les parents que la seule idée d’un cahier d’exercices fait frémir !

 

Une étude statistique menée par l’Insee en 2002-2003 révèle que les parents d’aujourd’hui consacrent un peu plus de temps à aider leurs enfants à faire leurs devoirs que dans les années 90. À raison d’environ dix-neuf heures par mois, la corvée de devoirs parentale s’est allongée d’une bonne demi-heure en l’espace de dix ans. Si l’engagement des mères est sensiblement plus marqué en la matière, les pères semblent toutefois plus investis dans le suivi scolaire de leurs enfants qu’il y a dix ans. Près de 70 % des pères affirment ainsi aider leur enfant lorsque celui-ci le demande contre 60 % seulement durant la précédente décennie. Si ces chiffres sont en eux mêmes plutôt rassurants, reste à trouver le juste équilibre entre une aide abondante au point d’être envahissante et une écoute tolérante à la limite du laxisme.

Tous les enfants ont-ils besoin d’aide ?

L’aide aux devoirs n’est pas systématique et certains enfants acquièrent très jeunes l’autonomie suffisante pour organiser leur travail extrascolaire sans l’intervention des parents. Pour ceux-là, seul un petit coup de main en cas de problème sera utile. Pour les autres, c’est à l’acquisition de cette fameuse autonomie qu’il faudra avant tout travailler.


Bien définir les rôles

En tant que parent, votre rôle pédagogique doit essentiellement consister à aider l’enfant à s’organiser, à se fixer des objectifs et à les tenir. Il ne s’agit pas de se substituer aux enseignants mais plutôt d’investir le difficile rôle d’« accompagnant » ou de « coach », selon l’expression désormais consacrée. Si les interventions sur les contenus d’enseignement ne sont pas exclues, elles ne constituent pas l’essentiel de votre tâche. Bien au contraire, si vous vous sentez incompétent sur une question, mieux vaut renvoyer l’enfant vers son enseignant plutôt que de vous lancer dans d’obscures explications. À l’opposé, si vous maîtrisez parfaitement votre sujet, évitez le dangereux écueil qui consisterait à aiguiller trop facilement votre enfant vers la solution juste, occultant ainsi son propre travail de réflexion. Votre mission sera plutôt ici d’aider l’enfant à bien cerner la difficulté qu’il rencontre et à vérifier avec lui, dans les séances qui suivent, qu’il l’a bien surmontée.

dev02


L’école, ce n’est pas que des devoirs !

Attention à l’attitude souvent inconsciente qui pousse certains parents à ramener toute discussion concernant la scolarité de leur enfant à un ensemble de corvées. Notes, contrôles, programmes scolaires et devoirs ne sont pas tout et, pour l’enfant qui passe un bon tiers de sa vie sur les bancs de sa classe, ce lieu est riche d’expériences et de rencontres diverses. Laissez-le s’exprimer sur ses camarades, sur la vie de sa classe, sur les anecdotes concernant ses enseignants. Confrontez ses impressions avec celles que vous éprouviez vous-même enfant, sans toutefois vous placer systématiquement au rang d’élève modèle. En instaurant ainsi un climat de confiance et de dialogue, vous l’aiderez à parler plus facilement de ses activités scolaires, mais aussi des difficultés qu’il peut rencontrer.

L’autonomie en trois conseils

Donnez-lui les bons outils :

Pour devenir autonome, il est impératif d’avoir en main tous les outils nécessaires. Votre appui va ici consister à montrer à l’enfant l’ensemble des ressources parfois insoupçonnées dont il dispose : livres, encyclopédies, Internet, mais aussi films documentaires, bibliothèques… À vous de jouer les documentalistes ingénieux !

Pointez du doigt les vraies priorités :

La culture du résultat dans laquelle nous baignons pousse trop d’enfants – et de parents – à se focaliser sur la question de la réponse juste. Lors de la réalisation d’un exercice, l’essentiel n’est pas le résultat, mais le cheminement qui a conduit à ce dernier. 

Montrez l’exemple :

Difficile de convaincre un enfant de l’intérêt du travail intellectuel si vous même vous vous laissez régulièrement aller à une certaine nonchalance en la matière. À vos côtés, il apprendra beaucoup de choses si, en dehors de son travail scolaire, tout devient prétexte à investigation. Vous employez un mot inconnu : cherchez avec lui sa définition. Il s’interroge sur tel ou tel phénomène physique : aidez-le à trouver une explication à sa portée. Faites de chaque expérience un support d’apprentissage et de chaque questionnement l’occasion d’une découverte… Bon courage !

boy

 

Une étude statistique menée par l’Insee en 2002-2003 révèle que les parents d’aujourd’hui consacrent un peu plus de temps à aider leurs enfants à faire leurs devoirs que dans les années 90. À raison d’environ dix-neuf heures par mois, la corvée de devoirs parentale s’est allongée d’une bonne demi-heure en l’espace de dix ans. Si l’engagement des mères est sensiblement plus marqué en la matière, les pères semblent toutefois plus investis dans le suivi scolaire de leurs enfants qu’il y a dix ans. Près de 70 % des pères affirment ainsi aider leur enfant lorsque celui-ci le demande contre 60 % seulement durant la précédente décennie. Si ces chiffres sont en eux mêmes plutôt rassurants, reste à trouver le juste équilibre entre une aide abondante au point d’être envahissante et une écoute tolérante à la limite du laxisme.

Tous les enfants ont-ils besoin d’aide ?

L’aide aux devoirs n’est pas systématique et certains enfants acquièrent très jeunes l’autonomie suffisante pour organiser leur travail extrascolaire sans l’intervention des parents. Pour ceux-là, seul un petit coup de main en cas de problème sera utile. Pour les autres, c’est à l’acquisition de cette fameuse autonomie qu’il faudra avant tout travailler.


Bien définir les rôles

En tant que parent, votre rôle pédagogique doit essentiellement consister à aider l’enfant à s’organiser, à se fixer des objectifs et à les tenir. Il ne s’agit pas de se substituer aux enseignants mais plutôt d’investir le difficile rôle d’« accompagnant » ou de « coach », selon l’expression désormais consacrée. Si les interventions sur les contenus d’enseignement ne sont pas exclues, elles ne constituent pas l’essentiel de votre tâche. Bien au contraire, si vous vous sentez incompétent sur une question, mieux vaut renvoyer l’enfant vers son enseignant plutôt que de vous lancer dans d’obscures explications. À l’opposé, si vous maîtrisez parfaitement votre sujet, évitez le dangereux écueil qui consisterait à aiguiller trop facilement votre enfant vers la solution juste, occultant ainsi son propre travail de réflexion. Votre mission sera plutôt ici d’aider l’enfant à bien cerner la difficulté qu’il rencontre et à vérifier avec lui, dans les séances qui suivent, qu’il l’a bien surmontée.

dev02


L’école, ce n’est pas que des devoirs !

Attention à l’attitude souvent inconsciente qui pousse certains parents à ramener toute discussion concernant la scolarité de leur enfant à un ensemble de corvées. Notes, contrôles, programmes scolaires et devoirs ne sont pas tout et, pour l’enfant qui passe un bon tiers de sa vie sur les bancs de sa classe, ce lieu est riche d’expériences et de rencontres diverses. Laissez-le s’exprimer sur ses camarades, sur la vie de sa classe, sur les anecdotes concernant ses enseignants. Confrontez ses impressions avec celles que vous éprouviez vous-même enfant, sans toutefois vous placer systématiquement au rang d’élève modèle. En instaurant ainsi un climat de confiance et de dialogue, vous l’aiderez à parler plus facilement de ses activités scolaires, mais aussi des difficultés qu’il peut rencontrer.

L’autonomie en trois conseils

Donnez-lui les bons outils :

Pour devenir autonome, il est impératif d’avoir en main tous les outils nécessaires. Votre appui va ici consister à montrer à l’enfant l’ensemble des ressources parfois insoupçonnées dont il dispose : livres, encyclopédies, Internet, mais aussi films documentaires, bibliothèques… À vous de jouer les documentalistes ingénieux !

Pointez du doigt les vraies priorités :

La culture du résultat dans laquelle nous baignons pousse trop d’enfants – et de parents – à se focaliser sur la question de la réponse juste. Lors de la réalisation d’un exercice, l’essentiel n’est pas le résultat, mais le cheminement qui a conduit à ce dernier. 

Montrez l’exemple :

Difficile de convaincre un enfant de l’intérêt du travail intellectuel si vous même vous vous laissez régulièrement aller à une certaine nonchalance en la matière. À vos côtés, il apprendra beaucoup de choses si, en dehors de son travail scolaire, tout devient prétexte à investigation. Vous employez un mot inconnu : cherchez avec lui sa définition. Il s’interroge sur tel ou tel phénomène physique : aidez-le à trouver une explication à sa portée. Faites de chaque expérience un support d’apprentissage et de chaque questionnement l’occasion d’une découverte… Bon courage !

boy