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De la crise d’ado aux troubles du comportement

De la crise d’ado aux troubles du comportement
 

Entre une crise d’adolescence tout à fait classique et un mal-être psychique profond, la frontière est parfois ténue. Durant cette période difficile, les parents doivent savoir faire la différence entre une crise passagère et des problèmes plus graves.

S’il y a bien une période que tous les parents redoutent, c’est la crise d’adolescence de leur progéniture… Il faut dire que cette transition n’est pas facile à vivre pour toute la famille, même si elle n’a rien d’anormal. En revanche, ce passage (quasi) obligé dans la vie de tout individu peut aussi déboucher sur des troubles du comportement plus graves, comme la dépression, l’anorexie, la toxicomanie et autres problèmes psychologiques. Mais il est rarement évident pour les parents de faire la différence entre une crise d’ado classique et des pathologies beaucoup plus inquiétantes.

Guetter les signes avant-coureurs

La période de l’adolescence met fin à une enfance sécurisante et marque le début d’une vie d’adulte. Les changements sont nombreux : sociaux, physiques, affectifs et même familiaux. On s’oppose à ses parents, on teste ses limites, on cherche des défis et l’on a souvent des réactions excessives. Bien sûr, chaque adolescent vit cette période différemment : certains vont exacerber leur comportement quand d’autres vont être dans l’introversion. Néanmoins, certains problèmes très profonds peuvent laisser place à des pathologies plus compliquées à déceler. Pas facile en effet pour certains parents de se rendre compte du mal-être de leur enfant à une période où l’on considère qu’il est normal de se sentir mal dans sa peau… Il faut cependant être vigilant et savoir repérer les signes qui peuvent dissimuler des pathologies graves : angoisse, anxiété, phobies, addictions, comportements asociaux ou échec scolaire sont des signaux à ne pas ignorer.

Les différents troubles

Les troubles dont souffrent les adolescents sont de différentes natures. On trouve d’abord les troubles d’opposition et de conduite, qui consistent à bafouer systématiquement les règles sociales, à adopter un comportement d’agressivité et de défiance sans jamais reconnaître ses torts. Il y a également les TOC (troubles obsessionnels compulsifs) qui se

manifestent par des peurs totalement irraisonnées, la répétition de certains gestes, des rituels et des idées fi xes envahissantes.

Dans un autre registre, la dépression est également une pathologie banale chez les adolescents : anxiété, crises d’angoisse, dévalorisation, culpabilité et pensées suicidaires doivent alerter les parents sur l’état psychique de leur enfant. C’est aussi le cas des résultats scolaires qui fl anchent sans raison ou, au contraire, d’un surinvestissement à l’école ou dans les activités extrascolaires qui empêche l’adolescent d’avoir une vie sociale. Enfi n, les addictions, notamment à la drogue (lire page 18), sont aussi une forme sérieuse de mal-être à prendre très au sérieux, tout comme les troubles alimentaires, qu’il s’agisse d’anorexie ou de boulimie.

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Accompagner son ado

Si ces troubles s’inscrivent dans la durée et que votre ado refuse de voir où est le problème, vous devez évidemment intervenir. Pas question de déballer son inquiétude à la moindre occasion ou, encore pire, de culpabiliser son enfant. La meilleure solution est de faire appel à des professionnels, qu’il s’agisse de votre médecin traitant, d’un psychologue ou d’un psychiatre. Dans bien des cas, une psychothérapie est en effet nécessaire pour apprendre à gérer les situations et les troubles dont souffre l’adolescent. Il faut se rappeler que la fi gure parentale est rarement le meilleur moyen pour un jeune de se livrer et d’exprimer sa souffrance. L’intervention d’un tiers neutre, professionnel qui plus est, est beaucoup plus légitime et effi cace. D’autres méthodes, comme l’hypnose et la sophrologie, peuvent également aider un ado en souffrance. Mais là, tout dépend de son investissement… Dans tous les cas, même si votre enfant refuse catégoriquement de se faire aider, il faut affi rmer votre autorité et l’y forcer, du moins au début, jusqu’à ce qu’il tisse un lien de confi ance avec son thérapeute…

Des troubles visibles dans le cerveau

Des chercheurs en psychiatrie et en neurosciences des universités de Cambridge et d’Harvard ont démontré que les troubles de la conduite et du comportement chez les ados étaient visibles dans la structure même du cerveau. En effet, chez ces jeunes en souffrance, il a été observé que l’épaisseur corticale, c’est-àdire du cortex, était beaucoup plus épaisse que chez les autres.

S’il y a bien une période que tous les parents redoutent, c’est la crise d’adolescence de leur progéniture… Il faut dire que cette transition n’est pas facile à vivre pour toute la famille, même si elle n’a rien d’anormal. En revanche, ce passage (quasi) obligé dans la vie de tout individu peut aussi déboucher sur des troubles du comportement plus graves, comme la dépression, l’anorexie, la toxicomanie et autres problèmes psychologiques. Mais il est rarement évident pour les parents de faire la différence entre une crise d’ado classique et des pathologies beaucoup plus inquiétantes.

Guetter les signes avant-coureurs

La période de l’adolescence met fin à une enfance sécurisante et marque le début d’une vie d’adulte. Les changements sont nombreux : sociaux, physiques, affectifs et même familiaux. On s’oppose à ses parents, on teste ses limites, on cherche des défis et l’on a souvent des réactions excessives. Bien sûr, chaque adolescent vit cette période différemment : certains vont exacerber leur comportement quand d’autres vont être dans l’introversion. Néanmoins, certains problèmes très profonds peuvent laisser place à des pathologies plus compliquées à déceler. Pas facile en effet pour certains parents de se rendre compte du mal-être de leur enfant à une période où l’on considère qu’il est normal de se sentir mal dans sa peau… Il faut cependant être vigilant et savoir repérer les signes qui peuvent dissimuler des pathologies graves : angoisse, anxiété, phobies, addictions, comportements asociaux ou échec scolaire sont des signaux à ne pas ignorer.

Les différents troubles

Les troubles dont souffrent les adolescents sont de différentes natures. On trouve d’abord les troubles d’opposition et de conduite, qui consistent à bafouer systématiquement les règles sociales, à adopter un comportement d’agressivité et de défiance sans jamais reconnaître ses torts. Il y a également les TOC (troubles obsessionnels compulsifs) qui se

manifestent par des peurs totalement irraisonnées, la répétition de certains gestes, des rituels et des idées fi xes envahissantes.

Dans un autre registre, la dépression est également une pathologie banale chez les adolescents : anxiété, crises d’angoisse, dévalorisation, culpabilité et pensées suicidaires doivent alerter les parents sur l’état psychique de leur enfant. C’est aussi le cas des résultats scolaires qui fl anchent sans raison ou, au contraire, d’un surinvestissement à l’école ou dans les activités extrascolaires qui empêche l’adolescent d’avoir une vie sociale. Enfi n, les addictions, notamment à la drogue (lire page 18), sont aussi une forme sérieuse de mal-être à prendre très au sérieux, tout comme les troubles alimentaires, qu’il s’agisse d’anorexie ou de boulimie.

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Accompagner son ado

Si ces troubles s’inscrivent dans la durée et que votre ado refuse de voir où est le problème, vous devez évidemment intervenir. Pas question de déballer son inquiétude à la moindre occasion ou, encore pire, de culpabiliser son enfant. La meilleure solution est de faire appel à des professionnels, qu’il s’agisse de votre médecin traitant, d’un psychologue ou d’un psychiatre. Dans bien des cas, une psychothérapie est en effet nécessaire pour apprendre à gérer les situations et les troubles dont souffre l’adolescent. Il faut se rappeler que la fi gure parentale est rarement le meilleur moyen pour un jeune de se livrer et d’exprimer sa souffrance. L’intervention d’un tiers neutre, professionnel qui plus est, est beaucoup plus légitime et effi cace. D’autres méthodes, comme l’hypnose et la sophrologie, peuvent également aider un ado en souffrance. Mais là, tout dépend de son investissement… Dans tous les cas, même si votre enfant refuse catégoriquement de se faire aider, il faut affi rmer votre autorité et l’y forcer, du moins au début, jusqu’à ce qu’il tisse un lien de confi ance avec son thérapeute…

Des troubles visibles dans le cerveau

Des chercheurs en psychiatrie et en neurosciences des universités de Cambridge et d’Harvard ont démontré que les troubles de la conduite et du comportement chez les ados étaient visibles dans la structure même du cerveau. En effet, chez ces jeunes en souffrance, il a été observé que l’épaisseur corticale, c’est-àdire du cortex, était beaucoup plus épaisse que chez les autres.

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