fbpx

Ces TOC qui sèment le trouble

Ces TOC qui sèment le trouble

Quand le rituel devient TOC, nos principes d’éducation font couac. Focus sur ces petits gestes parfois lourds de conséquences…

Votre petit dernier passe une heure chaque soir à se laver les dents, vérifie quinze fois que sa bouteille d’eau est bien remplie avant de se coucher ou se sent obligé de faire son cartable dans un ordre immuable dont lui seul connaît le secret ? Quand le petit rituel anodin prend la forme d’une manie incontrôlable, le dangereux cercle vicieux du TOC se profile à l’horizon. Pourquoi survient-il ? Comment faire face à ce phénomène déstabilisant ? Le point sur cette difficile question…

TOC, quand tu nous tiens

Le trouble obsessionnel compulsif se définit en psychologie comme un trouble anxieux se manifestant par l’apparition répétée de pensées intrusives liées ou non à une phobie. Ces pensées obsessionnelles sont à l’origine d’un certain nombre d’angoisses provoquant des séries de gestes – ou compulsions – reconnus comme irrationnels par le malade, mais néanmoins répétés de façon ritualisée et envahissante, parfois jusqu’à la mise en danger de sa propre vie.

Le TOC chez l’enfant

Selon une étude statistique publiée par l’Aftoc, l’Association française des troubles obsessionnels compulsifs, entre 2,1 et 3,6 % d’enfants et d’adolescents souffriraient de troubles obsessionnels compulsifs. Ces déséquilibres surviennent généralement de façon précoce, de l’ordre de 65 % avant 25 ans et de 50 % avant 18 ans. Les obsessions les plus couramment rencontrées chez les jeunes malades sont la crainte de la contamination ou d’une maladie grave, une fixation sur les chiffres « porte-bonheur », la peur qu’un intrus ne pénètre dans la maison, le besoin de symétrie ou d’exactitude et un doute excessif. En réponse à ces angoisses, les réactions compulsives les plus fréquemment rencontrées sont le lavage, le toucher, le comptage, la répétition, le rangement, la vérification, les questions et enfin l’accumulation.

Comment reconnaître ces troubles ?

Même si les premiers symptômes peuvent apparaître dès 3 ou 4 ans, ils passent parfois inaperçus chez les très jeunes enfants, surtout lorsque les rituels sont exécutés en cachette. Le plus souvent, toutefois, enfants et adolescents impliquent leur entourage familial proche dans l’exécution de leurs rituels. Ils peuvent par exemple insister pour que leur linge soit passé en machine plusieurs fois de suite, solliciter votre aide pour compter les carreaux de la salle de bains, ou se mettre en colère parce que vous avez inversé l’ordre des mots dans une phrase. Colère irrationnelle et angoisse démesurée font partie du quotidien des malades et de leur entourage. Face à ces réactions disproportionnées, beaucoup de parents se sentent perplexes, voire angoissés ou furieux, et peuvent être tentés de répondre par une autorité totalement inappropriée dans ce cas.

toc01 e2a63

Admettre la maladie

Dans le chaos quotidien que supportent les familles victimes de ces troubles, il est essentiel de garder à l’esprit que le TOC n’est pas dû à une mauvaise éducation. Le jeune malade et ses parents doivent avoir conscience que son état est lié à une maladie, et que ses réactions ne relèvent aucunement d’une volonté de manipulation ou de désobéissance. Quelle réponse apporter alors pour mettre un terme au cercle vicieux du rituel, qui peut parfois aller jusqu’à déstabiliser totalement le quotidien de la cellule familiale ?

Imaginons qu’un enfant demande à l’un de ses parents de relaver une dixième fois ses couverts au moment de passer à table, en expliquant que ceuxci sont souillés. S’emporter contre ce contretemps ne ferait qu’aggraver l’angoisse de l’enfant.

Essayez plutôt de suivre les étapes suivantes :
• Faites-lui savoir que vous reconnaissez sa souffrance : « je sais que c’est très difficile pour toi » ;
• Identifiez verbalement le mal : « ce n’est pas toi qui parles, ce sont tes TOC » ;
• Faites-lui connaître les limites de votre aide : « Si je lave à nouveau tes couverts, c’est la maladie que je vais soulager, pas toi » ;
• Proposez-lui une solution alternative : « Essayons de voir comment on peut s’en sortir autrement. » Quoi qu’il en soit, il est nécessaire d’identifier les moments où votre enfant peut surmonter son TOC et ceux où, particulièrement stressé, il aurait plutôt besoin d’une certaine souplesse de votre part.

Votre petit dernier passe une heure chaque soir à se laver les dents, vérifie quinze fois que sa bouteille d’eau est bien remplie avant de se coucher ou se sent obligé de faire son cartable dans un ordre immuable dont lui seul connaît le secret ? Quand le petit rituel anodin prend la forme d’une manie incontrôlable, le dangereux cercle vicieux du TOC se profile à l’horizon. Pourquoi survient-il ? Comment faire face à ce phénomène déstabilisant ? Le point sur cette difficile question…

TOC, quand tu nous tiens

Le trouble obsessionnel compulsif se définit en psychologie comme un trouble anxieux se manifestant par l’apparition répétée de pensées intrusives liées ou non à une phobie. Ces pensées obsessionnelles sont à l’origine d’un certain nombre d’angoisses provoquant des séries de gestes – ou compulsions – reconnus comme irrationnels par le malade, mais néanmoins répétés de façon ritualisée et envahissante, parfois jusqu’à la mise en danger de sa propre vie.

Le TOC chez l’enfant

Selon une étude statistique publiée par l’Aftoc, l’Association française des troubles obsessionnels compulsifs, entre 2,1 et 3,6 % d’enfants et d’adolescents souffriraient de troubles obsessionnels compulsifs. Ces déséquilibres surviennent généralement de façon précoce, de l’ordre de 65 % avant 25 ans et de 50 % avant 18 ans. Les obsessions les plus couramment rencontrées chez les jeunes malades sont la crainte de la contamination ou d’une maladie grave, une fixation sur les chiffres « porte-bonheur », la peur qu’un intrus ne pénètre dans la maison, le besoin de symétrie ou d’exactitude et un doute excessif. En réponse à ces angoisses, les réactions compulsives les plus fréquemment rencontrées sont le lavage, le toucher, le comptage, la répétition, le rangement, la vérification, les questions et enfin l’accumulation.

Comment reconnaître ces troubles ?

Même si les premiers symptômes peuvent apparaître dès 3 ou 4 ans, ils passent parfois inaperçus chez les très jeunes enfants, surtout lorsque les rituels sont exécutés en cachette. Le plus souvent, toutefois, enfants et adolescents impliquent leur entourage familial proche dans l’exécution de leurs rituels. Ils peuvent par exemple insister pour que leur linge soit passé en machine plusieurs fois de suite, solliciter votre aide pour compter les carreaux de la salle de bains, ou se mettre en colère parce que vous avez inversé l’ordre des mots dans une phrase. Colère irrationnelle et angoisse démesurée font partie du quotidien des malades et de leur entourage. Face à ces réactions disproportionnées, beaucoup de parents se sentent perplexes, voire angoissés ou furieux, et peuvent être tentés de répondre par une autorité totalement inappropriée dans ce cas.

toc01 e2a63

Admettre la maladie

Dans le chaos quotidien que supportent les familles victimes de ces troubles, il est essentiel de garder à l’esprit que le TOC n’est pas dû à une mauvaise éducation. Le jeune malade et ses parents doivent avoir conscience que son état est lié à une maladie, et que ses réactions ne relèvent aucunement d’une volonté de manipulation ou de désobéissance. Quelle réponse apporter alors pour mettre un terme au cercle vicieux du rituel, qui peut parfois aller jusqu’à déstabiliser totalement le quotidien de la cellule familiale ?

Imaginons qu’un enfant demande à l’un de ses parents de relaver une dixième fois ses couverts au moment de passer à table, en expliquant que ceuxci sont souillés. S’emporter contre ce contretemps ne ferait qu’aggraver l’angoisse de l’enfant.

Essayez plutôt de suivre les étapes suivantes :
• Faites-lui savoir que vous reconnaissez sa souffrance : « je sais que c’est très difficile pour toi » ;
• Identifiez verbalement le mal : « ce n’est pas toi qui parles, ce sont tes TOC » ;
• Faites-lui connaître les limites de votre aide : « Si je lave à nouveau tes couverts, c’est la maladie que je vais soulager, pas toi » ;
• Proposez-lui une solution alternative : « Essayons de voir comment on peut s’en sortir autrement. » Quoi qu’il en soit, il est nécessaire d’identifier les moments où votre enfant peut surmonter son TOC et ceux où, particulièrement stressé, il aurait plutôt besoin d’une certaine souplesse de votre part.