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La danse country en ligne et en talons

La danse country en ligne et en talons
Le club Nouméa danse country Dumbéa se retrouve tous les mercredis à 19h30 à la salle parquet d’Auteuil et donne régulièrement des représentations.
 

Pour les fans des États-Unis, des rythmes texans et des santiags, la danse country est idéale. Ceux qui veulent simplement danser, travailler leur mémoire et surtout passer un bon moment, cette activité leur conviendra aussi. À condition d’aimer la musique country, bien sûr.

Les mains dans les poches, le regard au loin, le chapeau vissé sur la tête, les danseuses de country enchaînent les pas très codifiés. Le talon tape, en avant, en arrière, la main frappe le talon, la pointe de la chaussure effleure le sol, quart de tour et on recommence. « Pour se souvenir de l’enchaînement, certaines ont besoin de la musique, d’autres comptent, d’autres encore ont besoin de visualiser l’enchaînement, certaines doivent écrire les différentes étapes, raconte Claire Apaganou, présidente du Nouméa Danse Country Dumbéa. Ce qui est certain, c’est que c’est un excellent exercice pour la mémoire ! En quelques semaines, le cerveau se remet en marche de façon exceptionnelle ! » Car la danse country est une activité qui se pratique debout, en ligne, essentiellement avec les pieds, et sur de la musique. « Il faut avoir un minimum de sens du rythme », souligne Nadine Fournier, secrétaire de l’association. Des chorégraphies très précises – il en existerait plus de deux mille selon Wikipédia – doivent être mémorisées. Les pas se comptent sur 8 temps, « les chorégraphies les plus simples sont sur 16 temps, mais en général plutôt 32, puis on répète. » Plus les danseurs sont expérimentés, et plus les pas sont nombreux, complexes, et rapides. « Parfois, on tricote ! Ça va tellement vite », sourit la présidente du club. Les pas sont donc effectués en ligne, puis les danseuses réalisent soit un quart de tour, soit un demi-tour. On parle alors de mur. « Ainsi, les spectateurs, peu importe où ils se situent, nous voient », précise Nadine Fournier.

Artistes pop ou artistes locaux

Le club calédonien, créé il y a huit ans et pratiquant à la salle parquet d’Auteuil à Dumbéa, se veut assez souple sur sa vision de la danse country. Ainsi, les danseuses (car il n’y a que des femmes, mais les hommes sont bien entendu tout à fait conviés), effectuent leurs pas sur de la musique western, bien évidemment, mais également sur d’autres artistes plus pop, voire plus locaux. « On danse sur du Shania Twain, du Queen, ou du Iky ! Sur ce qui nous botte ! », lance dans un grand sourire Claire Apaganou. Ce qui semble formidable avec cette activité de loisir, c’est qu’elle est ouverte à tous, « tous sexes, tout âge, toutes corpulences, même si, au début, on est épuisées ! précisent tout de même les deux danseuses. On transpire et on boit beaucoup. » Pourtant, pas de contreindications particulières pour effectuer quelques pas de country. « Au début, on s’emmêle un peu, il ne faut surtout pas regarder ses pieds, il faut laisser glisser son corps », conseille Claire.

Bottines, chapeau de cowboy et ceinturons font partie de la panoplie des danseurs de country.
Bottines, chapeau de cowboy et ceinturons font partie de la panoplie des danseurs de country.

De Youtube à la scène

Lors des cours, les plus expérimentées endossent le rôle de professeur. « Celles qui ont eu le temps d’apprendre » se mettent devant les danseuses et expliquent une nouvelle chorégraphie, ou revoient un ancien enchaînement. Le tout, sans musique. « À chaque cours, nous voyons au moins trois chorégraphies différentes, que l’on reverra ensuite plus tard, lors d’un autre cours. Au fil du temps, on finit par apprendre les pas. Mais il y a surtout une bonne ambiance, on rigole, on ne voit pas le temps passer ! » L’équipe s’aide de vidéos et de tutoriels Youtube pour s’améliorer. Mais les dames commencent à avoir de l’expérience, et elles ne comptent plus le nombre de représentations que le club Nouméa Danse Country Dumbéa a données. Tantôt bénévolement pour des associations caritatives, tantôt rémunérées pour des bars, comités d’entreprises, foires… Avec les petits cachets, les danseuses s’achètent des tenues. Leur « uniforme » se compose d’un jean, de bottes, d’un bolo - « genre de cordon en cuir avec un médaillon à porter autour du cou » décrit Claire Apaganou -, d’un chapeau, d’une chemisette, d’une jupette à franges et d’une ceinture avec ceinturon. La parfaite tenue de cowgirl. Mais lors des cours du mercredi, « il faut porter une tenue la plus confortable possible, avec des chaussures qui tiennent au pied, des baskets, ou des bottines dont le talon est solide.

Il ne faut pas que la semelle accroche le sol, c’est gênant pour tourner », détaille Nadine Fournier. Les expérimentées aiment à venir en bottines et chapeau. Histoire de se mettre dans l’ambiance. Yeeehaaa !

Aurélia Dumté

Pour contacter l’association :
Claire : 81 85 20
Nadine : 94 56 32
ou sur la page Facebook : Nouméa danse country Dumbéa

À LA SOURCE DE LA COUNTRY

Pas simple de retracer l’histoire de la danse country. En tout cas, tout le monde ne semble pas d’accord. Ce qui en ressort, c’est une certaine dualité. Cette danse est à la fois très ancienne (15e siècle) et tout à fait contemporaine (1992). Elle se pratique en ligne (line dance), à deux (partner dance), ou à quatre (square dance), sur de la musique country (catalan country style) mais aussi sur de la musique irlandaise ou du rock, voire sur des musiques actuelles (new line). On peut s’habiller en cow-boy ou simplement comme on veut. Elle est née aux États-Unis du mélange culturel des pionniers, mais c’est en Europe qu’elle s’est vraiment développée. Les chorégraphies sont très codifiées, et le côté grégaire, ne laissant pas de libre place au danseur, semble prégnant. Ce qui n’est pas tout à fait vrai dans toutes les formes de country.

Bref. Elle tiendrait ses sources de la contredanse française, où les hommes étaient sur une ligne faisant face aux femmes alignées elles aussi. Mais aussi du quadrille. Et de la gigue irlandaise. Mais c’est bien la danse du paysan, celle d’après une dure journée de labeur. Les prémices de l’actuelle danse country en ligne se dévoilent dans le madison, créé par Al Brown en 1960. Mais la version actuelle a été popularisée par Billy Ray Cyrus (le papa de Miley) avec son tube aux sonorités pop Achy breaky heart, et sur lequel, pour le clip, il demanda à Mélanie Greenwood, chorégraphe, de codifier une danse en ligne. Dans l’Hexagone, c’est avec l’ouverture, toujours en 1992, de Disneyland Paris que la country s’immisça dans la vie des Français. Robert Wanstreet, un Américain, animait le bar western du parc d’attractions. Il y donna les premiers cours de danse country et créa la toute première association : Les amis du Far West. Il y aurait aujourd’hui près de 478 clubs et associations de danse country en France.

 

Les mains dans les poches, le regard au loin, le chapeau vissé sur la tête, les danseuses de country enchaînent les pas très codifiés. Le talon tape, en avant, en arrière, la main frappe le talon, la pointe de la chaussure effleure le sol, quart de tour et on recommence. « Pour se souvenir de l’enchaînement, certaines ont besoin de la musique, d’autres comptent, d’autres encore ont besoin de visualiser l’enchaînement, certaines doivent écrire les différentes étapes, raconte Claire Apaganou, présidente du Nouméa Danse Country Dumbéa. Ce qui est certain, c’est que c’est un excellent exercice pour la mémoire ! En quelques semaines, le cerveau se remet en marche de façon exceptionnelle ! » Car la danse country est une activité qui se pratique debout, en ligne, essentiellement avec les pieds, et sur de la musique. « Il faut avoir un minimum de sens du rythme », souligne Nadine Fournier, secrétaire de l’association. Des chorégraphies très précises – il en existerait plus de deux mille selon Wikipédia – doivent être mémorisées. Les pas se comptent sur 8 temps, « les chorégraphies les plus simples sont sur 16 temps, mais en général plutôt 32, puis on répète. » Plus les danseurs sont expérimentés, et plus les pas sont nombreux, complexes, et rapides. « Parfois, on tricote ! Ça va tellement vite », sourit la présidente du club. Les pas sont donc effectués en ligne, puis les danseuses réalisent soit un quart de tour, soit un demi-tour. On parle alors de mur. « Ainsi, les spectateurs, peu importe où ils se situent, nous voient », précise Nadine Fournier.

Artistes pop ou artistes locaux

Le club calédonien, créé il y a huit ans et pratiquant à la salle parquet d’Auteuil à Dumbéa, se veut assez souple sur sa vision de la danse country. Ainsi, les danseuses (car il n’y a que des femmes, mais les hommes sont bien entendu tout à fait conviés), effectuent leurs pas sur de la musique western, bien évidemment, mais également sur d’autres artistes plus pop, voire plus locaux. « On danse sur du Shania Twain, du Queen, ou du Iky ! Sur ce qui nous botte ! », lance dans un grand sourire Claire Apaganou. Ce qui semble formidable avec cette activité de loisir, c’est qu’elle est ouverte à tous, « tous sexes, tout âge, toutes corpulences, même si, au début, on est épuisées ! précisent tout de même les deux danseuses. On transpire et on boit beaucoup. » Pourtant, pas de contreindications particulières pour effectuer quelques pas de country. « Au début, on s’emmêle un peu, il ne faut surtout pas regarder ses pieds, il faut laisser glisser son corps », conseille Claire.

Bottines, chapeau de cowboy et ceinturons font partie de la panoplie des danseurs de country.
Bottines, chapeau de cowboy et ceinturons font partie de la panoplie des danseurs de country.

De Youtube à la scène

Lors des cours, les plus expérimentées endossent le rôle de professeur. « Celles qui ont eu le temps d’apprendre » se mettent devant les danseuses et expliquent une nouvelle chorégraphie, ou revoient un ancien enchaînement. Le tout, sans musique. « À chaque cours, nous voyons au moins trois chorégraphies différentes, que l’on reverra ensuite plus tard, lors d’un autre cours. Au fil du temps, on finit par apprendre les pas. Mais il y a surtout une bonne ambiance, on rigole, on ne voit pas le temps passer ! » L’équipe s’aide de vidéos et de tutoriels Youtube pour s’améliorer. Mais les dames commencent à avoir de l’expérience, et elles ne comptent plus le nombre de représentations que le club Nouméa Danse Country Dumbéa a données. Tantôt bénévolement pour des associations caritatives, tantôt rémunérées pour des bars, comités d’entreprises, foires… Avec les petits cachets, les danseuses s’achètent des tenues. Leur « uniforme » se compose d’un jean, de bottes, d’un bolo - « genre de cordon en cuir avec un médaillon à porter autour du cou » décrit Claire Apaganou -, d’un chapeau, d’une chemisette, d’une jupette à franges et d’une ceinture avec ceinturon. La parfaite tenue de cowgirl. Mais lors des cours du mercredi, « il faut porter une tenue la plus confortable possible, avec des chaussures qui tiennent au pied, des baskets, ou des bottines dont le talon est solide.

Il ne faut pas que la semelle accroche le sol, c’est gênant pour tourner », détaille Nadine Fournier. Les expérimentées aiment à venir en bottines et chapeau. Histoire de se mettre dans l’ambiance. Yeeehaaa !

Aurélia Dumté

Pour contacter l’association :
Claire : 81 85 20
Nadine : 94 56 32
ou sur la page Facebook : Nouméa danse country Dumbéa

À LA SOURCE DE LA COUNTRY

Pas simple de retracer l’histoire de la danse country. En tout cas, tout le monde ne semble pas d’accord. Ce qui en ressort, c’est une certaine dualité. Cette danse est à la fois très ancienne (15e siècle) et tout à fait contemporaine (1992). Elle se pratique en ligne (line dance), à deux (partner dance), ou à quatre (square dance), sur de la musique country (catalan country style) mais aussi sur de la musique irlandaise ou du rock, voire sur des musiques actuelles (new line). On peut s’habiller en cow-boy ou simplement comme on veut. Elle est née aux États-Unis du mélange culturel des pionniers, mais c’est en Europe qu’elle s’est vraiment développée. Les chorégraphies sont très codifiées, et le côté grégaire, ne laissant pas de libre place au danseur, semble prégnant. Ce qui n’est pas tout à fait vrai dans toutes les formes de country.

Bref. Elle tiendrait ses sources de la contredanse française, où les hommes étaient sur une ligne faisant face aux femmes alignées elles aussi. Mais aussi du quadrille. Et de la gigue irlandaise. Mais c’est bien la danse du paysan, celle d’après une dure journée de labeur. Les prémices de l’actuelle danse country en ligne se dévoilent dans le madison, créé par Al Brown en 1960. Mais la version actuelle a été popularisée par Billy Ray Cyrus (le papa de Miley) avec son tube aux sonorités pop Achy breaky heart, et sur lequel, pour le clip, il demanda à Mélanie Greenwood, chorégraphe, de codifier une danse en ligne. Dans l’Hexagone, c’est avec l’ouverture, toujours en 1992, de Disneyland Paris que la country s’immisça dans la vie des Français. Robert Wanstreet, un Américain, animait le bar western du parc d’attractions. Il y donna les premiers cours de danse country et créa la toute première association : Les amis du Far West. Il y aurait aujourd’hui près de 478 clubs et associations de danse country en France.

 

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