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L’hibiscus est bon à marier

L’hibiscus est bon à marier
Le panel de couleurs semble infini, jusqu’aux coloris les plus improbables. Les hibiscus peuvent également être panachés et multicolores.
 

On le connaît tous, l’hibiscus rouge, celui des haies, celui qui se porte à l’oreille, celui qui symbolise notre compagnie aérienne nationale. Mais il existe une centaine d’espèces différentes et des milliers de variétés et de couleurs. Quelques astuces d’entretien avec Jacques Nielly, de la pépinière Floricol.

Jacques Nielly a créé la pépinière Floricol à Magenta Ouémo le 10 août 1998. La pépinière a déménagé en 2015 au Mont-Mou à Païta. Le professionnel s’est tout de suite spécialisé dans les hibiscus.Les couleurs sont folles. Inimaginables. Un ocre à la limite du doré et un violet sombre aux reflets argentés. Un panaché de rose et de blanc, au coeur jaune vif, et j’en passe. Toutes les couleurs sont dans les hibiscus, et parfois, plusieurs couleurs se retrouvent sur une seule fleur. Jacques Nielly s’est lancé dans les hibiscus en 1998, il importe alors une vingtaine de variétés de Tahiti. « Puis nous avons fait des mariages de pollen », explique le pépiniériste. Des mariages qu’il continue à réaliser, pour toujours offrir de nouveaux coloris à ses clients. Aujourd’hui, il estime avoir plus de 300 références dans sa pépinière. Les hibiscus hawaïens sont connus pour leurs fleurs immenses, « mais nous proposons tous les calibres, tous les goûts sont dans la nature ! sourit « l’entremetteur ». Nous proposons donc toutes les tailles, des variétés doubles, simples, semi-doubles, frisées, panachées… ».

Hybride

Pour multiplier un hibiscus, ce n’est pas si simple, car issus d’hybridation, les hibiscus hawaïens comme les roses de Chine (les classiques) ne font pas toujours de graines. Il faut donc les bouturer. « Couper une branche au-dessous d’un oeil et la planter dans du terreau avec de l’hormone de bouturage, explique rapidement le pépiniériste. De la bouture à la floraison, il faut attendre six mois. Même nous, professionnels, nous avons parfois du mal à y arriver, alors il faut avoir de la patience et persévérer. »

Buveur d’eau

L’hibiscus aime l’eau, il lui faudra de préférence une « terre grasse, compacte et qui retient l’humidité », précise Jacques Nielly. Et il adore le soleil. On privilégiera donc un lieu bien exposé, « il supportera la mi-ombre, mais il fleurira moins. Ce qui le fait fleurir, c’est l’ensoleillement », insiste le professionnel. « Il se plaira encore plus avec le soleil d’hiver, ajoute Tania Nielly, fille et assistante de Jacques. Les hibiscus fleurissent davantage en hiver. » Après avoir trouvé le lieu idéal pour le mettre en terre, attention ! L’hibiscus hawaïen n’est pas un hibiscus de haie. Assez clairsemé, selon les variétés, il restera près du sol ou n’excédera pas les 2 mètres de haut. Il faudra donc plutôt l’installer dans un massif. Et si on le plante avec des copains, penser à bien espacer les plants d’au moins 1,50 m « pour les mettre en valeur », conseille le gérant de Floricol. Mais surtout, il vaut mieux éviter d’installer une autre plante à ses pieds, celle-ci risque d’absorber l’humidité présente dans la terre et de l’assécher. L’hibiscus fait des petites racines, des radicelles, qui ne posent aucun souci pour le bâti, on peut donc l’installer près de la maison, ou même le laisser en pot.

Plus d’entretien en pot

Il vit très bien en pot, mais cela nécessite évidemment davantage d’entretien. Jacques Nielly conseille de replanter l’hibiscus après l’achat dans « un bon substrat : de la terre, du terreau et de l’engrais. Mélangez bien, replantez et surtout arrosez tous les jours. Et tous les mois, à la même date, remettez une dose d’engrais. Cet hibiscus n’est pas comestible, il n’y a donc pas de soucis avec l’engrais. » Mais ce qui va vraiment faire fleurir votre arbuste, ce sera le soleil insiste Jacques Nielly. L’hibiscus a besoin d’une petite taille annuelle, « toujours après l’hiver, aux alentours de septembre/ octobre, et surtout, à la lune montante. C’est d’expérience que je peux vous affirmer ça ! » Pour la taille, il est important de couper au-dessus d’un oeil, l’hibiscus refera de suite des rejets. Au-dessous, cela créera une montée de sève qui affaiblira votre arbre.

Fleurs fragiles

Les fleurs des hibiscus sont fragiles et éphémères, elles vivent une journée en général, deux jours, trois au maximum si elles sont épaisses. Plus les feuilles sont épaisses et plus elles sont résistantes. Mais Tania Nielly prévient, « elles s’abîment beaucoup avec l’eau, lors de l’arrosage, il vaut mieux éviter de les mouiller ». Jacques Nielly poursuit ses essais , il marie les couleurs à l’aide de pollen comme un coloriste créerait de nouvelles teintes. Mais ce n’est qu’à l’éclosion qu’il découvre l’oeuvre d’art qu’il a créée ! Il expérimente également dans le monde de la greffe. D’ici quelques semaines, de nouvelles plantes devraient être mises en boutique, belles, certainement, originales, assurément. Mais c’est une surprise.

Aurélia Dumté

Les pieds d’hibiscus hawaïens sont vendus à la pépinière Floricol au prix de 3 000 F, les hibiscus rosa sinensis, utilisés pour les haies, sont à 300 F.
Ouvert du lundi au samedi de 7h30 à 17 heures.
Renseignements: 75 40 35, 79 36 78, 28 32 93, ou sur la page Facebook : Pépinière Floricol – Mont Mou.

UN PEU D’HISTOIRE

Avec plus de 300 espèces, il est diffi cile de localiser précisément l’hibiscus. Ce qui est certain, c’est qu’il est connu depuis l’Antiquité, et serait clairement originaire d’Asie et du Pacifi que. Il était cultivé en Égypte et en Asie pour ses fruits, mais aussi pour ses propriétés médicinales. Depuis le XIXe siècle, en Australie, à Hawaï ou en Floride, les hibiscus sont marcottés, greffés, et aujourd’hui, il n’existe plus que des hybrides. Ainsi, les hibiscus hawaïens et les roses de Chine seraient issus uniquement d’hybridation. Selon un article de Tahiti Infos du 29 janvier 2016 intitulé « Festival de couleurs pour les hibiscus » : « En Australie, les premiers hibiscus ont été introduits au début des années 1800, mais leur culture s’est développée plus tard, lorsque des plants ont été importés de l’Inde pour l’aménagement paysager de Brisbane. L’hibiscus s’est développé à Hawaii à la fi n du XIXe siècle avec des plantes venues de Chine qui ont été croisées avec des espèces indigènes hawaïennes. Mais c’est surtout en Floride que l’hibiscus a pris son essor sur le continent américain. En Polynésie, la vraie Aute simple rouge existe depuis fort longtemps à Tahiti. En 1769, on la retrouve sur les dessins de Sydney Parkinson qui accompagna James Cook lors de son premier voyage et quelques spécimens séchés sont conservés au British Museum. » Jacques Nielly explique lui aussi que c’est surtout en Australie que les hibiscus actuels aux couleurs fl amboyantes ont été créés, mais que ce sont bien les Américains qui ont commencé à les commercialiser.

LES ENNEMIS DE L’HIBISCUS

La plante craint les cochenilles et les pucerons et peut être attaquée par les charançons du coeur, mais on s’en débarrasse facilement avec un insecticide systémique, assure le professionnel.
LES ENNEMIS DE L’HIBISCUS

Jacques Nielly a créé la pépinière Floricol à Magenta Ouémo le 10 août 1998. La pépinière a déménagé en 2015 au Mont-Mou à Païta. Le professionnel s’est tout de suite spécialisé dans les hibiscus.Les couleurs sont folles. Inimaginables. Un ocre à la limite du doré et un violet sombre aux reflets argentés. Un panaché de rose et de blanc, au coeur jaune vif, et j’en passe. Toutes les couleurs sont dans les hibiscus, et parfois, plusieurs couleurs se retrouvent sur une seule fleur. Jacques Nielly s’est lancé dans les hibiscus en 1998, il importe alors une vingtaine de variétés de Tahiti. « Puis nous avons fait des mariages de pollen », explique le pépiniériste. Des mariages qu’il continue à réaliser, pour toujours offrir de nouveaux coloris à ses clients. Aujourd’hui, il estime avoir plus de 300 références dans sa pépinière. Les hibiscus hawaïens sont connus pour leurs fleurs immenses, « mais nous proposons tous les calibres, tous les goûts sont dans la nature ! sourit « l’entremetteur ». Nous proposons donc toutes les tailles, des variétés doubles, simples, semi-doubles, frisées, panachées… ».

Hybride

Pour multiplier un hibiscus, ce n’est pas si simple, car issus d’hybridation, les hibiscus hawaïens comme les roses de Chine (les classiques) ne font pas toujours de graines. Il faut donc les bouturer. « Couper une branche au-dessous d’un oeil et la planter dans du terreau avec de l’hormone de bouturage, explique rapidement le pépiniériste. De la bouture à la floraison, il faut attendre six mois. Même nous, professionnels, nous avons parfois du mal à y arriver, alors il faut avoir de la patience et persévérer. »

Buveur d’eau

L’hibiscus aime l’eau, il lui faudra de préférence une « terre grasse, compacte et qui retient l’humidité », précise Jacques Nielly. Et il adore le soleil. On privilégiera donc un lieu bien exposé, « il supportera la mi-ombre, mais il fleurira moins. Ce qui le fait fleurir, c’est l’ensoleillement », insiste le professionnel. « Il se plaira encore plus avec le soleil d’hiver, ajoute Tania Nielly, fille et assistante de Jacques. Les hibiscus fleurissent davantage en hiver. » Après avoir trouvé le lieu idéal pour le mettre en terre, attention ! L’hibiscus hawaïen n’est pas un hibiscus de haie. Assez clairsemé, selon les variétés, il restera près du sol ou n’excédera pas les 2 mètres de haut. Il faudra donc plutôt l’installer dans un massif. Et si on le plante avec des copains, penser à bien espacer les plants d’au moins 1,50 m « pour les mettre en valeur », conseille le gérant de Floricol. Mais surtout, il vaut mieux éviter d’installer une autre plante à ses pieds, celle-ci risque d’absorber l’humidité présente dans la terre et de l’assécher. L’hibiscus fait des petites racines, des radicelles, qui ne posent aucun souci pour le bâti, on peut donc l’installer près de la maison, ou même le laisser en pot.

Plus d’entretien en pot

Il vit très bien en pot, mais cela nécessite évidemment davantage d’entretien. Jacques Nielly conseille de replanter l’hibiscus après l’achat dans « un bon substrat : de la terre, du terreau et de l’engrais. Mélangez bien, replantez et surtout arrosez tous les jours. Et tous les mois, à la même date, remettez une dose d’engrais. Cet hibiscus n’est pas comestible, il n’y a donc pas de soucis avec l’engrais. » Mais ce qui va vraiment faire fleurir votre arbuste, ce sera le soleil insiste Jacques Nielly. L’hibiscus a besoin d’une petite taille annuelle, « toujours après l’hiver, aux alentours de septembre/ octobre, et surtout, à la lune montante. C’est d’expérience que je peux vous affirmer ça ! » Pour la taille, il est important de couper au-dessus d’un oeil, l’hibiscus refera de suite des rejets. Au-dessous, cela créera une montée de sève qui affaiblira votre arbre.

Fleurs fragiles

Les fleurs des hibiscus sont fragiles et éphémères, elles vivent une journée en général, deux jours, trois au maximum si elles sont épaisses. Plus les feuilles sont épaisses et plus elles sont résistantes. Mais Tania Nielly prévient, « elles s’abîment beaucoup avec l’eau, lors de l’arrosage, il vaut mieux éviter de les mouiller ». Jacques Nielly poursuit ses essais , il marie les couleurs à l’aide de pollen comme un coloriste créerait de nouvelles teintes. Mais ce n’est qu’à l’éclosion qu’il découvre l’oeuvre d’art qu’il a créée ! Il expérimente également dans le monde de la greffe. D’ici quelques semaines, de nouvelles plantes devraient être mises en boutique, belles, certainement, originales, assurément. Mais c’est une surprise.

Aurélia Dumté

Les pieds d’hibiscus hawaïens sont vendus à la pépinière Floricol au prix de 3 000 F, les hibiscus rosa sinensis, utilisés pour les haies, sont à 300 F.
Ouvert du lundi au samedi de 7h30 à 17 heures.
Renseignements: 75 40 35, 79 36 78, 28 32 93, ou sur la page Facebook : Pépinière Floricol – Mont Mou.

UN PEU D’HISTOIRE

Avec plus de 300 espèces, il est diffi cile de localiser précisément l’hibiscus. Ce qui est certain, c’est qu’il est connu depuis l’Antiquité, et serait clairement originaire d’Asie et du Pacifi que. Il était cultivé en Égypte et en Asie pour ses fruits, mais aussi pour ses propriétés médicinales. Depuis le XIXe siècle, en Australie, à Hawaï ou en Floride, les hibiscus sont marcottés, greffés, et aujourd’hui, il n’existe plus que des hybrides. Ainsi, les hibiscus hawaïens et les roses de Chine seraient issus uniquement d’hybridation. Selon un article de Tahiti Infos du 29 janvier 2016 intitulé « Festival de couleurs pour les hibiscus » : « En Australie, les premiers hibiscus ont été introduits au début des années 1800, mais leur culture s’est développée plus tard, lorsque des plants ont été importés de l’Inde pour l’aménagement paysager de Brisbane. L’hibiscus s’est développé à Hawaii à la fi n du XIXe siècle avec des plantes venues de Chine qui ont été croisées avec des espèces indigènes hawaïennes. Mais c’est surtout en Floride que l’hibiscus a pris son essor sur le continent américain. En Polynésie, la vraie Aute simple rouge existe depuis fort longtemps à Tahiti. En 1769, on la retrouve sur les dessins de Sydney Parkinson qui accompagna James Cook lors de son premier voyage et quelques spécimens séchés sont conservés au British Museum. » Jacques Nielly explique lui aussi que c’est surtout en Australie que les hibiscus actuels aux couleurs fl amboyantes ont été créés, mais que ce sont bien les Américains qui ont commencé à les commercialiser.

LES ENNEMIS DE L’HIBISCUS

La plante craint les cochenilles et les pucerons et peut être attaquée par les charançons du coeur, mais on s’en débarrasse facilement avec un insecticide systémique, assure le professionnel.
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