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Le porche, "le teasing de la maison"

Le porche, "le teasing de la maison"

L’entrée du domicile, la partie extérieure, visible de la rue, est la première impression que l’on donne au visiteur. Comme un aperçu de ce que pourrait être l’intérieur. Évitons dans ce cas de délaisser cette zone.

 

De la rue, l’entrée de la maison est la partie visible, sorte de « teasing de la maison », sourit notre architecte conseil. « L’entrée doit être marquée, signifiée, pour ne pas se perdre. » On la place donc en général dans un lieu cohérent, donnant dans le salon, pas dans les chambres, proche des voitures pour ne pas porter les courses trop loin. La silhouette de la porte participe à la signature de l’entrée. On entre rarement par des baies vitrées. Les portes d’entrée sont donc toujours battantes et souvent en partie vitrées, « même si en Nouvelle-Calédonie, dû à un sentiment d’insécurité, elles sont le plus souvent pleines ».

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Leur esthétique est souvent représentative d’un pays, d’un certain mode de vie. En France, ce sont souvent des portes tiercées, avec une partie fixe et une partie mobile, mais qui peuvent s’ouvrir en grand (120 ou 140 cm de large) pour les déménagements par exemple. L’imposte vitrée, au-dessus de la porte, est également un détail architectural courant en France, comme sur les maisons coloniales calédoniennes. Même si, évidemment, « chaque maison est différente. Il n’y a pas de maison type pour chaque humain. » Dans les films et les séries américaines, on voit souvent des portes vitrées doublées d’une porte moustiquaire. En Espagne, les portes d’entrée peuvent être des portails, donnant sur un patio.

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Dans les cases traditionnelles kanak, la porte d’entrée se fait basse pour inciter le visiteur à se pencher et ainsi marquer son respect pour son hôte. Bref, la porte est chargée de symboliques. L’entrée d’une maison se pare de petits accessoires typiques : comme le paillasson, lequel, outre sa fonction utilitaire évidente, peut révéler un goût pour l’humour, la créativité, le sens de l’accueil. Le numéro de la maison est, en Nouvelle-Calédonie, généralement placé sur le portail, près de la boîte aux lettres. Mais il peut s’afficher sur la façade, et refléter, par le choix de la police d’écriture, de la position des chiffres ou même du matériau la personnalité du propriétaire. En Andalousie ou en Provence, on trouve des numéros en faïence.
Autre moyen de souligner son entrée : la peinture. L’architecte conseille de « peindre les renfoncements, les coins sombres en couleur ». La porte d’entrée peut vraiment se singulariser en s’habillant d’une couleur vive. Par ailleurs, un auvent sera apprécié par temps de pluie ou de fort soleil. Par l’invité, qui attend qu’on vienne lui ouvrir. Par le propriétaire, ravi de se mettre à l’abri le temps de trouver ses clefs, les bras chargés. « Juste pour qu’une personne se tienne en-dessous, 1m20 suffit. » Bien dimensionné, le porche empêchera les rayons du soleil de réchauffer l’entrée. On ajoutera, selon que l’on tende vers la domotique ou le vintage, un interphone avec caméra de surveillance ou une bonne vieille cloche ou un heurtoir. Pour parfaire le tout, quelques plantes vertes pour encadrer la porte, un chemin éventuellement pour diriger le visiteur ou pour garder les pieds propres. Et, bien sûr, un bel éclairage. Chercher ses clefs dans le noir n’est jamais pratique.

Le sacré et le profane

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C’est inné, on ne réfléchit même pas, automatiquement, en regardant une entrée, on sait si on a affaire à un espace public de type musée, mairie, église, ou à une maison privée. Mais pourquoi donc ? « La symétrie. Il faut différencier le sacré du profane. » Ainsi, les églises, les temples, les synagogues sont généralement basés sur le respect de la symétrie. On a tous en tête le somptueux Taj Mahal. Les grands bâtiments publics, comme les mairies, la respectent souvent également. L’hôtel de ville de Paris conçu entre 1533 et 1628, agrandi en 1848, brûlé en 1871 et reconstruit en s’inspirant de l’original en 1882, est un immense bâtiment parfaitement symétrique. L’hôtel de ville de Montpellier, inauguré en 2011, d’inspiration très contemporaine, respecte ici aussi une symétrie parfaite. Même la mairie de Dumbéa, bien que très asymétrique, respecte la règle avec son parvis symétrique, encadré par deux chambranles. Selon le site Riposte architecture.com, « Lorsqu’on observe un grand bâtiment avec une façade symétrique, l’effet est saisissant. Le bâtiment nous semble plus esthétique, plus équilibré, plus stable, plus imposant. L’effet de la symétrie est immédiat et perceptible par tous. »

 

De la rue, l’entrée de la maison est la partie visible, sorte de « teasing de la maison », sourit notre architecte conseil. « L’entrée doit être marquée, signifiée, pour ne pas se perdre. » On la place donc en général dans un lieu cohérent, donnant dans le salon, pas dans les chambres, proche des voitures pour ne pas porter les courses trop loin. La silhouette de la porte participe à la signature de l’entrée. On entre rarement par des baies vitrées. Les portes d’entrée sont donc toujours battantes et souvent en partie vitrées, « même si en Nouvelle-Calédonie, dû à un sentiment d’insécurité, elles sont le plus souvent pleines ».

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Leur esthétique est souvent représentative d’un pays, d’un certain mode de vie. En France, ce sont souvent des portes tiercées, avec une partie fixe et une partie mobile, mais qui peuvent s’ouvrir en grand (120 ou 140 cm de large) pour les déménagements par exemple. L’imposte vitrée, au-dessus de la porte, est également un détail architectural courant en France, comme sur les maisons coloniales calédoniennes. Même si, évidemment, « chaque maison est différente. Il n’y a pas de maison type pour chaque humain. » Dans les films et les séries américaines, on voit souvent des portes vitrées doublées d’une porte moustiquaire. En Espagne, les portes d’entrée peuvent être des portails, donnant sur un patio.

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Dans les cases traditionnelles kanak, la porte d’entrée se fait basse pour inciter le visiteur à se pencher et ainsi marquer son respect pour son hôte. Bref, la porte est chargée de symboliques. L’entrée d’une maison se pare de petits accessoires typiques : comme le paillasson, lequel, outre sa fonction utilitaire évidente, peut révéler un goût pour l’humour, la créativité, le sens de l’accueil. Le numéro de la maison est, en Nouvelle-Calédonie, généralement placé sur le portail, près de la boîte aux lettres. Mais il peut s’afficher sur la façade, et refléter, par le choix de la police d’écriture, de la position des chiffres ou même du matériau la personnalité du propriétaire. En Andalousie ou en Provence, on trouve des numéros en faïence.
Autre moyen de souligner son entrée : la peinture. L’architecte conseille de « peindre les renfoncements, les coins sombres en couleur ». La porte d’entrée peut vraiment se singulariser en s’habillant d’une couleur vive. Par ailleurs, un auvent sera apprécié par temps de pluie ou de fort soleil. Par l’invité, qui attend qu’on vienne lui ouvrir. Par le propriétaire, ravi de se mettre à l’abri le temps de trouver ses clefs, les bras chargés. « Juste pour qu’une personne se tienne en-dessous, 1m20 suffit. » Bien dimensionné, le porche empêchera les rayons du soleil de réchauffer l’entrée. On ajoutera, selon que l’on tende vers la domotique ou le vintage, un interphone avec caméra de surveillance ou une bonne vieille cloche ou un heurtoir. Pour parfaire le tout, quelques plantes vertes pour encadrer la porte, un chemin éventuellement pour diriger le visiteur ou pour garder les pieds propres. Et, bien sûr, un bel éclairage. Chercher ses clefs dans le noir n’est jamais pratique.

Le sacré et le profane

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C’est inné, on ne réfléchit même pas, automatiquement, en regardant une entrée, on sait si on a affaire à un espace public de type musée, mairie, église, ou à une maison privée. Mais pourquoi donc ? « La symétrie. Il faut différencier le sacré du profane. » Ainsi, les églises, les temples, les synagogues sont généralement basés sur le respect de la symétrie. On a tous en tête le somptueux Taj Mahal. Les grands bâtiments publics, comme les mairies, la respectent souvent également. L’hôtel de ville de Paris conçu entre 1533 et 1628, agrandi en 1848, brûlé en 1871 et reconstruit en s’inspirant de l’original en 1882, est un immense bâtiment parfaitement symétrique. L’hôtel de ville de Montpellier, inauguré en 2011, d’inspiration très contemporaine, respecte ici aussi une symétrie parfaite. Même la mairie de Dumbéa, bien que très asymétrique, respecte la règle avec son parvis symétrique, encadré par deux chambranles. Selon le site Riposte architecture.com, « Lorsqu’on observe un grand bâtiment avec une façade symétrique, l’effet est saisissant. Le bâtiment nous semble plus esthétique, plus équilibré, plus stable, plus imposant. L’effet de la symétrie est immédiat et perceptible par tous. »