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Créer un espace aquatique

Créer un espace aquatique

Fontaines, bassins, rivières artificielles, cascades, murs d’eau..., il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses, avec en plus un beau choix de matières. Tour d’horizon des techniques employées.

 

Plusieurs raisons peuvent donner envie de créer un point d’eau dans son jardin. Par exemple, vous avez déjà agencé plusieurs lieux à thème sur votre propriété, il reste un espace non aménagé et vous tenez à y réaliser quelque chose de tout à fait différent. Mais la plupart du temps, le désir de créer un espace aquatique répond à d’autres besoins. Celui de profiter d’un espace zen et relaxant, de jour comme de nuit grâce à un éclairage bien étudié, bercé par le murmure de l’eau. Si l’on y prévoit quelques poissons, le bassin deviendra un lieu d’observation pour les enfants, de contemplation pour les plus grands. Il permettra de lutter aussi contre le développement des moustiques par la présence de poissons millions qui y dévoreront toutes les larves.

Bien positionné

Que ce soit pour une fontaine, un bassin ou une cascade, le choix de l’emplacement est déterminant. « Il faut absolument éviter de l’installer à un endroit où le bassin sera toujours en plein soleil, insiste Grégory Okoué, chargé d’affaires chez Pacifique Jardin Paysages. Un endroit semi-ombragé conviendra mieux. S’il n’y a vraiment pas d’ombre, on la créera avec des végétaux. » Ces derniers devront être à feuillage persistant pour que les feuilles et déchets végétaux ne viennent pas salir le bassin et souiller son eau.

Liberté de taille et de forme

Si on table sur un bassin de type « coque plastique » (polyéthylène) préformée, on sera rapidement limité en tailles et en formes. Cela pourra suffire pour réaliser un petit point d’eau mais sachez qu’avec la chaleur que l’on connaît chez nous, sa durée de vie sera limitée. Léchée par les rayons du soleil, la matière aura tendance à se craqueler voire à casser. Un bassin rigide engendrera aussi plus de difficultés pour aménager ses abords. La deuxième technique, sans doute la plus utilisée, est celle du bassin avec liner (en EPDM). « Il s’agit de réaliser un trou à la forme que l’on désire, explique le paysagiste de Pacifique Jardin Paysages. Il faudra au moins qu’il fasse entre 80 et 120 cm de profondeur pour favoriser le développement de la végétation aquatique, des poissons et autres petits animaux. Très important, les bords du bassin seront une succession de pentes douces en escalier. Ce sont elles qui accueilleront la décoration des abords : pierres, enrochement, végétations diverses. » En effet, si la pente est trop abrupte, rien ne tiendra au bord. Un béton de propreté (sans armature) sera réalisé pour habiller le trou, puis on posera un géotextile qui protègera le liner. Vendu en bandes de 4 à 6 m de largeur, ce dernier sera choisi d’une épaisseur d’au moins 0,8 mm. Avec cette technique, presque toutes les formes sont possibles. L’assemblage des lés de liner se fera à la colle ou par thermosoudage (plus pro). Le maintien du liner sera assuré par le repliage du bord sur tout le pourtour du bassin. La décoration aura aussi un rôle de tenue du revêtement, afin qu’il reste bien en place.

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Et en béton ?

Le must est de construire votre bassin en dur comme pour une piscine. En béton armé, plus exactement, qui sera adjuvé pour être parfaitement hydrophobe. Comme avec le liner, on peut se permettre tous les délires de forme. Une fois le béton séché, on pourra soit le peindre, l’enduire ou le laisser brut. Il verdira légèrement avec le temps, ce qui lui donnera un aspect encore plus naturel. Le coût est très variable. De quelques dizaines de milliers de francs, on passe rapidement à plusieurs centaines de milliers de francs. Entre 300 000 et 400 000 francs pour un modèle à liner de qualité, réalisé par une entreprise spécialisée.

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POMPES ET FILTRES BIEN DIMENSIONNÉS

Que ce soit pour un bassin, une fontaine, un mur d’eau ou une cascade, la circulation de l’eau se fait en circuit fermé. Sur les modèles haut de gamme, il peut être prévu un système de remplissage d’appoint automatique. Cela implique que le bassin soit relié à une source d’eau. C’est une pompe immergée au fond du bassin qui assure la circulation de l’eau. Elle doit absolument être « spécial bassins » et pouvoir assurer le renouvellement total de l’eau en 3 à 5 heures. Attention, il faut savoir que pour un bassin, la pompe doit tourner en permanence 24h/24.

FILTRAGES EN SÉRIE

Plusieurs types de filtration existent. La plus simple est la filtration mécanique qui se fait par un bloc de mousse. Pas suffisant si le bassin contient beaucoup de poissons. Il est préférable dans ce cas d’opter pour un filtre multi-chambres. « Il contient un bloc de mousse, du charbon actif et plusieurs substrats, un peu comme dans un aquarium », explique Grégory Okoué, chargé d’affaires chez Pacifique Jardin Paysages. Dernière technologie employée : la filtration sous pression, avec bloc de mousse et sable. Une filtration biologique, donc naturelle, peut être mise en place. Elle consiste à prévoir un deuxième bassin de lagunage en amont du bac principal. « La filtration s’opère alors avec des plantes (papyrus, nénuphars, lys d’eau, jasmin), du pousolane et de la pierre de lave, décrypte le technicien. L’arrivée d’eau se fait par le bas et elle ressort par le haut en débordement dans le bassin principal. »

 

Plusieurs raisons peuvent donner envie de créer un point d’eau dans son jardin. Par exemple, vous avez déjà agencé plusieurs lieux à thème sur votre propriété, il reste un espace non aménagé et vous tenez à y réaliser quelque chose de tout à fait différent. Mais la plupart du temps, le désir de créer un espace aquatique répond à d’autres besoins. Celui de profiter d’un espace zen et relaxant, de jour comme de nuit grâce à un éclairage bien étudié, bercé par le murmure de l’eau. Si l’on y prévoit quelques poissons, le bassin deviendra un lieu d’observation pour les enfants, de contemplation pour les plus grands. Il permettra de lutter aussi contre le développement des moustiques par la présence de poissons millions qui y dévoreront toutes les larves.

Bien positionné

Que ce soit pour une fontaine, un bassin ou une cascade, le choix de l’emplacement est déterminant. « Il faut absolument éviter de l’installer à un endroit où le bassin sera toujours en plein soleil, insiste Grégory Okoué, chargé d’affaires chez Pacifique Jardin Paysages. Un endroit semi-ombragé conviendra mieux. S’il n’y a vraiment pas d’ombre, on la créera avec des végétaux. » Ces derniers devront être à feuillage persistant pour que les feuilles et déchets végétaux ne viennent pas salir le bassin et souiller son eau.

Liberté de taille et de forme

Si on table sur un bassin de type « coque plastique » (polyéthylène) préformée, on sera rapidement limité en tailles et en formes. Cela pourra suffire pour réaliser un petit point d’eau mais sachez qu’avec la chaleur que l’on connaît chez nous, sa durée de vie sera limitée. Léchée par les rayons du soleil, la matière aura tendance à se craqueler voire à casser. Un bassin rigide engendrera aussi plus de difficultés pour aménager ses abords. La deuxième technique, sans doute la plus utilisée, est celle du bassin avec liner (en EPDM). « Il s’agit de réaliser un trou à la forme que l’on désire, explique le paysagiste de Pacifique Jardin Paysages. Il faudra au moins qu’il fasse entre 80 et 120 cm de profondeur pour favoriser le développement de la végétation aquatique, des poissons et autres petits animaux. Très important, les bords du bassin seront une succession de pentes douces en escalier. Ce sont elles qui accueilleront la décoration des abords : pierres, enrochement, végétations diverses. » En effet, si la pente est trop abrupte, rien ne tiendra au bord. Un béton de propreté (sans armature) sera réalisé pour habiller le trou, puis on posera un géotextile qui protègera le liner. Vendu en bandes de 4 à 6 m de largeur, ce dernier sera choisi d’une épaisseur d’au moins 0,8 mm. Avec cette technique, presque toutes les formes sont possibles. L’assemblage des lés de liner se fera à la colle ou par thermosoudage (plus pro). Le maintien du liner sera assuré par le repliage du bord sur tout le pourtour du bassin. La décoration aura aussi un rôle de tenue du revêtement, afin qu’il reste bien en place.

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Et en béton ?

Le must est de construire votre bassin en dur comme pour une piscine. En béton armé, plus exactement, qui sera adjuvé pour être parfaitement hydrophobe. Comme avec le liner, on peut se permettre tous les délires de forme. Une fois le béton séché, on pourra soit le peindre, l’enduire ou le laisser brut. Il verdira légèrement avec le temps, ce qui lui donnera un aspect encore plus naturel. Le coût est très variable. De quelques dizaines de milliers de francs, on passe rapidement à plusieurs centaines de milliers de francs. Entre 300 000 et 400 000 francs pour un modèle à liner de qualité, réalisé par une entreprise spécialisée.

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POMPES ET FILTRES BIEN DIMENSIONNÉS

Que ce soit pour un bassin, une fontaine, un mur d’eau ou une cascade, la circulation de l’eau se fait en circuit fermé. Sur les modèles haut de gamme, il peut être prévu un système de remplissage d’appoint automatique. Cela implique que le bassin soit relié à une source d’eau. C’est une pompe immergée au fond du bassin qui assure la circulation de l’eau. Elle doit absolument être « spécial bassins » et pouvoir assurer le renouvellement total de l’eau en 3 à 5 heures. Attention, il faut savoir que pour un bassin, la pompe doit tourner en permanence 24h/24.

FILTRAGES EN SÉRIE

Plusieurs types de filtration existent. La plus simple est la filtration mécanique qui se fait par un bloc de mousse. Pas suffisant si le bassin contient beaucoup de poissons. Il est préférable dans ce cas d’opter pour un filtre multi-chambres. « Il contient un bloc de mousse, du charbon actif et plusieurs substrats, un peu comme dans un aquarium », explique Grégory Okoué, chargé d’affaires chez Pacifique Jardin Paysages. Dernière technologie employée : la filtration sous pression, avec bloc de mousse et sable. Une filtration biologique, donc naturelle, peut être mise en place. Elle consiste à prévoir un deuxième bassin de lagunage en amont du bac principal. « La filtration s’opère alors avec des plantes (papyrus, nénuphars, lys d’eau, jasmin), du pousolane et de la pierre de lave, décrypte le technicien. L’arrivée d’eau se fait par le bas et elle ressort par le haut en débordement dans le bassin principal. »