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« Une fille sur huit a été victime d’agression sexuelle avant 15 ans »

« Une fille sur huit a été victime d’agression sexuelle avant 15 ans »
 

Philippe Coste, professeur à la retraite, est à la tête de l’association Les femmes et les enfants d’abord qui lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants en axant ses actions sur la prévention.

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer l’association Les femmes et les enfants d’abord ?

pcoste 707bc thumbPhilippe Coste, président de l’association Les femmes et les enfants d’abord

En 2013, une de mes élèves du lycée professionnel François-d’Assise à Bourail a failli être agressée sexuellement. J’ai été sidéré par les commentaires des autres élèves, qu’elle ‘’l’avait bien cherché’’, qu’elle ‘’se maquillait’’ et qu’elle ‘’s’habillait bien’’. J’ai commencé au sein de l’établissement à expliquer aux élèves les notions de respect envers les jeunes filles, de stéréotypes sexistes. Chaque année, j’ai essayé de mener des actions dans le lycée, comme la « Semaine de l’élégance et du respect » en 2014, de sensibiliser aux violences faites aux femmes. Une fois à la retraite, j’ai souhaité passer à la vitesse supérieure en créant, en juillet 2020, l’association Les femmes et les enfants d’abord. Rappelons qu’une fille sur huit a été victime d’agression sexuelle avant l’âge de 15 ans et la Nouvelle-Calédonie est le territoire le plus concerné par les violences intrafamiliales à l’échelle nationale.

Quelle est la mission de l’association ?

Elle a pour mission de mettre en place des actions en lien avec l’égalité homme/femme, de faire de la prévention et de la sensibilisation face aux violences et abus sexuels faits aux femmes et aux enfants. La prévention, c’est vraiment essentiel au sein des établissements scolaires. On sait qu’un garçon qui voit son père battre sa mère reproduira ce même comportement plus tard et qu’une fillette pensera que c’est comme cela qu’on doit être aimée. Un enfant agressé sexuellement refera malheureusement la même chose. C’est un cercle vicieux. L’école a ainsi un rôle éducatif et de prévention à jouer afin que s’instaure le respect des filles et des enfants au plus tôt. J’aimerais que les directeurs de collèges et de lycées se sentent plus impliqués.

Quelles actions avez-vous menées ?

Nous contactons les chefs d’établissement afin d’intervenir pour faire de la prévention en nous appuyant sur le dispositif mis en place par le cluster 3E qui lutte contre les inégalités et avec lequel nous avons signé une convention. 3 E pour Éducation à l’Égalité à l’École. Le cluster a quatre objectifs : culture de l’égalité, neutralisation des stéréotypes sexistes, éducation du respect mutuel, et une plus grande mixité des filières. Nous distribuons également une clé USB avec plus de cent outils pédagogiques et informatifs, des affiches pour marquer les esprits et un violentomètre incluant des numéros d’urgence. L’association relaie la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, le 25 novembre, en mettant un autocollant orange au nom de l’association sur l’essuie-glace arrière des véhicules.

Quels sont vos projets ?

Nous avons eu la chance d’être aidés financièrement par les disciples d’Escoffier, le Lions club, le Kiwanis et le Rotary Club. Grâce à leurs dons, nous allons pouvoir faire imprimer sur des cabas et des tee-shirts un message de sensibilisation qui n’a pas encore été acté. Nous serons encore présents lors de la Foire de Bourail pour faire de la prévention et de la sensibilisation.

Texte Frédérique de Jode

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer l’association Les femmes et les enfants d’abord ?

pcoste 707bc thumbPhilippe Coste, président de l’association Les femmes et les enfants d’abord

En 2013, une de mes élèves du lycée professionnel François-d’Assise à Bourail a failli être agressée sexuellement. J’ai été sidéré par les commentaires des autres élèves, qu’elle ‘’l’avait bien cherché’’, qu’elle ‘’se maquillait’’ et qu’elle ‘’s’habillait bien’’. J’ai commencé au sein de l’établissement à expliquer aux élèves les notions de respect envers les jeunes filles, de stéréotypes sexistes. Chaque année, j’ai essayé de mener des actions dans le lycée, comme la « Semaine de l’élégance et du respect » en 2014, de sensibiliser aux violences faites aux femmes. Une fois à la retraite, j’ai souhaité passer à la vitesse supérieure en créant, en juillet 2020, l’association Les femmes et les enfants d’abord. Rappelons qu’une fille sur huit a été victime d’agression sexuelle avant l’âge de 15 ans et la Nouvelle-Calédonie est le territoire le plus concerné par les violences intrafamiliales à l’échelle nationale.

Quelle est la mission de l’association ?

Elle a pour mission de mettre en place des actions en lien avec l’égalité homme/femme, de faire de la prévention et de la sensibilisation face aux violences et abus sexuels faits aux femmes et aux enfants. La prévention, c’est vraiment essentiel au sein des établissements scolaires. On sait qu’un garçon qui voit son père battre sa mère reproduira ce même comportement plus tard et qu’une fillette pensera que c’est comme cela qu’on doit être aimée. Un enfant agressé sexuellement refera malheureusement la même chose. C’est un cercle vicieux. L’école a ainsi un rôle éducatif et de prévention à jouer afin que s’instaure le respect des filles et des enfants au plus tôt. J’aimerais que les directeurs de collèges et de lycées se sentent plus impliqués.

Quelles actions avez-vous menées ?

Nous contactons les chefs d’établissement afin d’intervenir pour faire de la prévention en nous appuyant sur le dispositif mis en place par le cluster 3E qui lutte contre les inégalités et avec lequel nous avons signé une convention. 3 E pour Éducation à l’Égalité à l’École. Le cluster a quatre objectifs : culture de l’égalité, neutralisation des stéréotypes sexistes, éducation du respect mutuel, et une plus grande mixité des filières. Nous distribuons également une clé USB avec plus de cent outils pédagogiques et informatifs, des affiches pour marquer les esprits et un violentomètre incluant des numéros d’urgence. L’association relaie la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, le 25 novembre, en mettant un autocollant orange au nom de l’association sur l’essuie-glace arrière des véhicules.

Quels sont vos projets ?

Nous avons eu la chance d’être aidés financièrement par les disciples d’Escoffier, le Lions club, le Kiwanis et le Rotary Club. Grâce à leurs dons, nous allons pouvoir faire imprimer sur des cabas et des tee-shirts un message de sensibilisation qui n’a pas encore été acté. Nous serons encore présents lors de la Foire de Bourail pour faire de la prévention et de la sensibilisation.

Texte Frédérique de Jode

 

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