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Sont-ils mélomanes ?

Sont-ils mélomanes ?
 

Si l’on sait combien les animaux peuvent avoir l’ouïe fine, difficile de déterminer s’ils ont pour autant l’oreille musicale. La question, longtemps restée en suspens, pourrait bien se voir élucidée…

 

Même si vous avez des goûts musicaux très pointus, il ne faudrait pas imposer vos préférences à votre compagnon à poils ou à plumes. Pour certains d’entre eux, particulièrement sensibles à leur environnement, la musique peut être perçue comme une agression. Alors, avant de faire partager votre passion pour AC/DC à votre toutou ou de bercer votre chat au son du jazz, penchons-nous sur les quelques études récemment menées sur cet étonnant sujet.

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Une question de coeur

La sensibilité musicale de nos amies les bêtes dépend de leur acuité auditive et de leur gamme de fréquences, variable selon les espèces et les races : un beauceron saisira sans peine les fréquences graves, proches de son aboiement, tandis qu’un yorkshire aux jappements stridents captera plus aisément les sons aigus. En outre — tout comme nous, bien que nous en ayons peu conscience — les animaux captent la musique non seulement avec les oreilles, mais aussi avec le coeur. Une musique dotée d’un tempo en décalage avec leur rythme cardiaque peut donc représenter une grande source de stress. Un chat, dont la fréquence cardiaque se situe entre 110 et 140 battements par minute, sera donc peut-être moins troublé par un morceau frénétique de Metallica que par un slow voluptueux de Lana Del Rey.

S’il paraît donc difficile de parler de mélomanie, certaines espèces demeurent capables d’apprécier certaines musiques et le son de certains instruments, s’ils sont en phase avec ces critères.

Du piano pour cabots

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Le meilleur ami de l’homme affiche un goût certain pour le piano et, de manière plus générale, pour la musique classique. En 2010, Deborah Wells, éminente chercheuse de la Queen’s University de Belfast, a soumis une cinquantaine de chiens à différents styles musicaux, allant de la pop acidulée au hard rock, en passant par Vivaldi et Beethoven. À l’évidence, ce sont ces derniers qui ont davantage conquis les participants. Cette attirance s’explique par la similarité entre la gamme de fréquences captée par le champ auditif humain et celle du chien : en somme, ce qui est agréable pour nous l’est tout autant pour lui. Cette situation se vérifie davantage chez les gros chiens, aux capacités auditives proches de celles de l’homme adulte, que chez les petits toutous de poche. De même que tout le monde n’est pas sensible à la musique de chambre, ce résultat varie d’un chien à l’autre : si certains suivent passionnément un concerto pour piano de Brahms en remuant la queue, d’autres préféreront retourner à leurs jeux.

L’énigme féline

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Si le chat a été la muse de bien des artistes, dont de prestigieux compositeurs de musique classique, il semblerait qu’il soit parfaitement indifférent face à la grâce exquise d’un Chopin ou aux violons vibrants d’un Debussy.

Au printemps 2015, le musicien David Teie a lancé, au terme d’une campagne de crowdfunding, un site internet (www.musicforcats.com) proposant, en vente physique et digitale, un assortiment de morceaux spécialement composés pour les chats. Plus proches des errements expérimentaux de John Cage que des envolées lyriques de Cosi Fan Tutte, les morceaux s’apparentent à des reproductions de sons familiers de nos camarades velus : ronronnements, lapements, tétées, pépiements d’oiseaux… Un résultat pour le moins déconcertant pour nos oreilles humaines, mais censé ravir nos compagnons félins, en leur procurant détente et bien-être. De nombreux possesseurs de chats se sont amusés à faire l’expérience avec leurs propres animaux domestiques, avec un succès mitigé : si certains ont eu l’air d’apprécier ces morceaux joués tout spécialement pour eux, d’autres n’ont pas eu l’air d’y prêter attention… tandis que d’autres encore ont détesté.

LA DÉLICATESSE BOVINE

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Contrairement à nos camarades félins, les vaches affichent une très grande sensibilité musicale. Plus surprenant encore, elles posséderaient même des goûts affirmés et des morceaux de prédilection ! À Segeberg, en Allemagne, de récentes études menées par le laboratoire d’essais agricoles Huelsenberg ont prouvé que les vaches laitières produisaient davantage de lait si on leur diffusait la Petite musique de nuit de Mozart.

Leurs consoeurs péruviennes, quant à elles, montrent un petit faible pour Vivaldi. Toutefois, aucune recherche n’a pu déterminer à quoi pouvaient être dues ces préférences. Notons par ailleurs que les vaches semblent fermement allergiques aux sons explosifs des guitares électriques et des solos de batterie fiévreux, trop agressifs pour leurs délicates oreilles. Le verdict est sans appel : pas de heavy metal dans l’étable !

 

Même si vous avez des goûts musicaux très pointus, il ne faudrait pas imposer vos préférences à votre compagnon à poils ou à plumes. Pour certains d’entre eux, particulièrement sensibles à leur environnement, la musique peut être perçue comme une agression. Alors, avant de faire partager votre passion pour AC/DC à votre toutou ou de bercer votre chat au son du jazz, penchons-nous sur les quelques études récemment menées sur cet étonnant sujet.

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Une question de coeur

La sensibilité musicale de nos amies les bêtes dépend de leur acuité auditive et de leur gamme de fréquences, variable selon les espèces et les races : un beauceron saisira sans peine les fréquences graves, proches de son aboiement, tandis qu’un yorkshire aux jappements stridents captera plus aisément les sons aigus. En outre — tout comme nous, bien que nous en ayons peu conscience — les animaux captent la musique non seulement avec les oreilles, mais aussi avec le coeur. Une musique dotée d’un tempo en décalage avec leur rythme cardiaque peut donc représenter une grande source de stress. Un chat, dont la fréquence cardiaque se situe entre 110 et 140 battements par minute, sera donc peut-être moins troublé par un morceau frénétique de Metallica que par un slow voluptueux de Lana Del Rey.

S’il paraît donc difficile de parler de mélomanie, certaines espèces demeurent capables d’apprécier certaines musiques et le son de certains instruments, s’ils sont en phase avec ces critères.

Du piano pour cabots

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Le meilleur ami de l’homme affiche un goût certain pour le piano et, de manière plus générale, pour la musique classique. En 2010, Deborah Wells, éminente chercheuse de la Queen’s University de Belfast, a soumis une cinquantaine de chiens à différents styles musicaux, allant de la pop acidulée au hard rock, en passant par Vivaldi et Beethoven. À l’évidence, ce sont ces derniers qui ont davantage conquis les participants. Cette attirance s’explique par la similarité entre la gamme de fréquences captée par le champ auditif humain et celle du chien : en somme, ce qui est agréable pour nous l’est tout autant pour lui. Cette situation se vérifie davantage chez les gros chiens, aux capacités auditives proches de celles de l’homme adulte, que chez les petits toutous de poche. De même que tout le monde n’est pas sensible à la musique de chambre, ce résultat varie d’un chien à l’autre : si certains suivent passionnément un concerto pour piano de Brahms en remuant la queue, d’autres préféreront retourner à leurs jeux.

L’énigme féline

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Si le chat a été la muse de bien des artistes, dont de prestigieux compositeurs de musique classique, il semblerait qu’il soit parfaitement indifférent face à la grâce exquise d’un Chopin ou aux violons vibrants d’un Debussy.

Au printemps 2015, le musicien David Teie a lancé, au terme d’une campagne de crowdfunding, un site internet (www.musicforcats.com) proposant, en vente physique et digitale, un assortiment de morceaux spécialement composés pour les chats. Plus proches des errements expérimentaux de John Cage que des envolées lyriques de Cosi Fan Tutte, les morceaux s’apparentent à des reproductions de sons familiers de nos camarades velus : ronronnements, lapements, tétées, pépiements d’oiseaux… Un résultat pour le moins déconcertant pour nos oreilles humaines, mais censé ravir nos compagnons félins, en leur procurant détente et bien-être. De nombreux possesseurs de chats se sont amusés à faire l’expérience avec leurs propres animaux domestiques, avec un succès mitigé : si certains ont eu l’air d’apprécier ces morceaux joués tout spécialement pour eux, d’autres n’ont pas eu l’air d’y prêter attention… tandis que d’autres encore ont détesté.

LA DÉLICATESSE BOVINE

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Contrairement à nos camarades félins, les vaches affichent une très grande sensibilité musicale. Plus surprenant encore, elles posséderaient même des goûts affirmés et des morceaux de prédilection ! À Segeberg, en Allemagne, de récentes études menées par le laboratoire d’essais agricoles Huelsenberg ont prouvé que les vaches laitières produisaient davantage de lait si on leur diffusait la Petite musique de nuit de Mozart.

Leurs consoeurs péruviennes, quant à elles, montrent un petit faible pour Vivaldi. Toutefois, aucune recherche n’a pu déterminer à quoi pouvaient être dues ces préférences. Notons par ailleurs que les vaches semblent fermement allergiques aux sons explosifs des guitares électriques et des solos de batterie fiévreux, trop agressifs pour leurs délicates oreilles. Le verdict est sans appel : pas de heavy metal dans l’étable !

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