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À chacun sa façon de dormir

À chacun sa façon de dormir

Certains ne dorment que d’un oeil, d’autres peuvent rêver… Chaque espèce animale a développé une façon bien particulière de dormir, parfois pas si éloignée de la nôtre.

 

Le sommeil fait partie de ce que les scientifiques considèrent comme une activité de confort. Ce laps de temps, qui peut aller de quelques minutes à plusieurs heures selon les espèces, a en effet pour principale fonction de permettre à l’organisme de recharger ses batteries. Ceci étant dit, il n’existe pas une mais plusieurs façons de dormir. La preuve avec les habitudes parfois surprenantes de nos amies les bêtes…

Un sommeil vigilant

Les cas les plus fascinants se rencontrent chez les mammifères marins et chez certains oiseaux. Le dauphin se distingue, par exemple, par une respiration volontaire qui provoquerait sa mort s’il s’endormait. Cet animal a donc développé un sommeil hémisphérique unilatéral, qui lui permet de n’endormir qu’une partie de son cerveau pendant que l’autre reste pleinement consciente. D’où l’expression « ne dormir que d’un oeil » ! Ce sommeil atypique se retrouve chez certains oiseaux migrateurs comme les albatros ou les martinets, qui peuvent ainsi voler sans s’arrêter pendant de très longues périodes. Dans le cas des canards, ce sommeil unilatéral est utilisé comme un moyen de défense. Non seulement les individus ne dorment que d’un oeil – pendant que l’autre cligne régulièrement – et le font par alternance – après environ une heure ils changent d’oeil – mais les scientifiques ont, en outre, constaté que cette attitude s’adaptait au groupe. Alors que les canards situés au centre ont les deux yeux clos, ceux en périphérie ouvrent l’oeil et le bon !

Un sommeil profond

À l’instar des humains, de nombreuses espèces connaissent par ailleurs un « sommeil orthodoxe ». Il s’agit d’un état dans lequel l’activité du cortex ralentit notablement et peut impliquer jusqu’à quatre phases, chez l’être humain et les primates, correspondant à différents degrés d’assoupissement jusqu’au sommeil profond. Mais d’autres espèces comme l’opossum et le kangourou ne connaissent que deux phases (sommeils léger et profond). Dans le cas des poissons, des amphibiens et des reptiles, seule une inactivité comportementale laisse présumer d’un état de sommeil. Mais le doute n’est pas permis chez les mammifères. En revanche, alors que certains, à l’image des primates, ont un sommeil monophasique – ils dorment pendant une seule période, en l’occurrence la nuit –, d’autres comme les chats et les rats ont un sommeil polyphasique, c’est-à-dire qu’il est entrecoupé de moments d’activité. De même, la durée totale de l’endormissement varie en fonction des espèces.

Une léthargie indispensable

À l’extrême opposé des oiseaux qui conservent un hémisphère de leur cerveau actif, d’autres animaux ont recours au processus de l’hibernation. Il s’agit d’une adaptation physiologique qui permet à certains mammifères, comme l’ours mais aussi les marmottes et les hérissons, de survivre en hiver. Pour ce faire, ils augmentent leur sommeil orthodoxe jusqu’à obtenir un électroencéphalogramme plat (aucune activité du cerveau) et diminuent leur température en dessous des 25 °C. C’est, autrement dit, un sommeil particulièrement profond qui peut durer plusieurs jours voire semaines, en étant tout de même interrompu régulièrement par des éveils imprévisibles durant lesquels la température centrale remonte.

EUX AUSSI ILS RÊVENT !

ani02Michel Jouvet, le neurobiologiste français ayant découvert l’existence du sommeil paradoxal chez l’homme, s’est également attaché à démontrer cet état d’intense activité du cerveau qui permet de rêver, chez d’autres animaux et notamment chez les oiseaux et les mammifères. Ces phases particulières de sommeil se caractérisent dans tous les cas par « une activation de l’électroencéphalogramme, par des mouvements oculaires rapides et par une diminution, parfois non totale, du tonus musculaire ». Alors que chez l’être humain, cet état représente entre 20 et 25 % du sommeil total, soit environ deux heures par nuit, ces épisodes ne durent que quelques secondes chez les oiseaux mais se répètent souvent. Toutefois, malgré un état de sommeil paradoxal, encore faut-il avoir une capacité de mémoire pour rêver. C’est le cas de la plupart des animaux, bien que les chercheurs ne connaissent pas son étendue. En l’absence d’un outil de langage, il est cependant délicat de percer à jour les songes de nos compagnons. Seule une observation comportementale donne des indications. En phase de sommeil paradoxal, le chat présente ainsi des comportements typiques du jeu, de la chasse ou de la défense, ce qui laisse à penser qu’il rêve, tout comme l’homme.

 

Le sommeil fait partie de ce que les scientifiques considèrent comme une activité de confort. Ce laps de temps, qui peut aller de quelques minutes à plusieurs heures selon les espèces, a en effet pour principale fonction de permettre à l’organisme de recharger ses batteries. Ceci étant dit, il n’existe pas une mais plusieurs façons de dormir. La preuve avec les habitudes parfois surprenantes de nos amies les bêtes…

Un sommeil vigilant

Les cas les plus fascinants se rencontrent chez les mammifères marins et chez certains oiseaux. Le dauphin se distingue, par exemple, par une respiration volontaire qui provoquerait sa mort s’il s’endormait. Cet animal a donc développé un sommeil hémisphérique unilatéral, qui lui permet de n’endormir qu’une partie de son cerveau pendant que l’autre reste pleinement consciente. D’où l’expression « ne dormir que d’un oeil » ! Ce sommeil atypique se retrouve chez certains oiseaux migrateurs comme les albatros ou les martinets, qui peuvent ainsi voler sans s’arrêter pendant de très longues périodes. Dans le cas des canards, ce sommeil unilatéral est utilisé comme un moyen de défense. Non seulement les individus ne dorment que d’un oeil – pendant que l’autre cligne régulièrement – et le font par alternance – après environ une heure ils changent d’oeil – mais les scientifiques ont, en outre, constaté que cette attitude s’adaptait au groupe. Alors que les canards situés au centre ont les deux yeux clos, ceux en périphérie ouvrent l’oeil et le bon !

Un sommeil profond

À l’instar des humains, de nombreuses espèces connaissent par ailleurs un « sommeil orthodoxe ». Il s’agit d’un état dans lequel l’activité du cortex ralentit notablement et peut impliquer jusqu’à quatre phases, chez l’être humain et les primates, correspondant à différents degrés d’assoupissement jusqu’au sommeil profond. Mais d’autres espèces comme l’opossum et le kangourou ne connaissent que deux phases (sommeils léger et profond). Dans le cas des poissons, des amphibiens et des reptiles, seule une inactivité comportementale laisse présumer d’un état de sommeil. Mais le doute n’est pas permis chez les mammifères. En revanche, alors que certains, à l’image des primates, ont un sommeil monophasique – ils dorment pendant une seule période, en l’occurrence la nuit –, d’autres comme les chats et les rats ont un sommeil polyphasique, c’est-à-dire qu’il est entrecoupé de moments d’activité. De même, la durée totale de l’endormissement varie en fonction des espèces.

Une léthargie indispensable

À l’extrême opposé des oiseaux qui conservent un hémisphère de leur cerveau actif, d’autres animaux ont recours au processus de l’hibernation. Il s’agit d’une adaptation physiologique qui permet à certains mammifères, comme l’ours mais aussi les marmottes et les hérissons, de survivre en hiver. Pour ce faire, ils augmentent leur sommeil orthodoxe jusqu’à obtenir un électroencéphalogramme plat (aucune activité du cerveau) et diminuent leur température en dessous des 25 °C. C’est, autrement dit, un sommeil particulièrement profond qui peut durer plusieurs jours voire semaines, en étant tout de même interrompu régulièrement par des éveils imprévisibles durant lesquels la température centrale remonte.

EUX AUSSI ILS RÊVENT !

ani02Michel Jouvet, le neurobiologiste français ayant découvert l’existence du sommeil paradoxal chez l’homme, s’est également attaché à démontrer cet état d’intense activité du cerveau qui permet de rêver, chez d’autres animaux et notamment chez les oiseaux et les mammifères. Ces phases particulières de sommeil se caractérisent dans tous les cas par « une activation de l’électroencéphalogramme, par des mouvements oculaires rapides et par une diminution, parfois non totale, du tonus musculaire ». Alors que chez l’être humain, cet état représente entre 20 et 25 % du sommeil total, soit environ deux heures par nuit, ces épisodes ne durent que quelques secondes chez les oiseaux mais se répètent souvent. Toutefois, malgré un état de sommeil paradoxal, encore faut-il avoir une capacité de mémoire pour rêver. C’est le cas de la plupart des animaux, bien que les chercheurs ne connaissent pas son étendue. En l’absence d’un outil de langage, il est cependant délicat de percer à jour les songes de nos compagnons. Seule une observation comportementale donne des indications. En phase de sommeil paradoxal, le chat présente ainsi des comportements typiques du jeu, de la chasse ou de la défense, ce qui laisse à penser qu’il rêve, tout comme l’homme.